‹ Les Logiciens anglais contemporains (volume 2)Chapitre 15 sur 90 · Outline of a new System of Lofjic, ch · texte numérisé non relu

Outline of a new System of Lofjic, ch

2. Voici en quels termes Hamilton marquait, en 1846, le but de la nouvelle analytique : ^^ Compléter et simplifier Faucienue analytique; placer la clef de voûte à l'édifice d'Aristote. Dans la logique abstraite, la théorie du syllogfisme en particulier reste ce que l'a laissée le génie du philosophe de Stagyre, Si elle n'a

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III. En premier lieu, quelle idée Hamilton se fait-il de la logique ^ ? Pour comprendre la définition qu'il en donne, il faut se rappeler la distinction établie par Kant entre la forme et la matière de la connaissance. Toute pensée renferme deux éléments, inséparables en fait, mais distincts et irréductibles en droit; 1 un en est le matériel brut ; l'autre est le système des lois

pas reculé, elle a encore moins avancé. Elle contient la vérité, mais une partie de la vérité seulement, et développée dune façon souvent incorrecte, complexe et confuse. Pourquoi? Parce qu'Aristote, par une inadvertance étonnante en lui, s'est arrêté prématurément dans son analyse et a commencé sa synthèse avant d'avoir complètement passé au crible les éléments qu'il faut combiner ; par suite, le système, qui se serait développé de lui-même avec unité et ordre , a été construit laborieusement et imparfaitement avec force limitations, corrections et règles, qui en altèrent la symétrie et en ont grandement diminué l'utilité. La nouvelle analytique se propose de remédier à cette imperfection. » Logic, appendix VI. — De son côté, Baynes déclare que la nouvelle analytique « justifie son titre par la découverte et le développement, dans ses diverses relations, d'un élément de pensée formelle, que dans toutes les analyses précédentes on n'avait pas développé, si on ne l'avait pas méconnu. » An Essay, etc., p. 74.

1. Les théories d'Hamilton n'ont jamais été exposées par lui d'une façon complète et suivie. Les Lectures on logic pujiliées après sa mort par MM. Mansel et Veitch^ 3e éd., 1874, sont loin de contenir toute sa doctrine. Elle n'esfc pas davantage en entier dans l'ouvrage de M. Baynes, An Essay on the New Analytic of Logical Forms, Edinburgh, 1850, qui remporta en 1850 le prix proposé par Hamilton, et la preuve, c'est que, dans une note trop brève, placée à la fin de cet ouvrage, Hamilton a soin d'indiquer quelques-uns des accroissements qu'une rétlexion plus mûre lui a fait ajouter aux théories résumées d'ailleurs avec une grande exactitude et une grande clarté dans Y Essay. Il faut donc, pour un plus ample informé, recourir au nombreux fragments publiés en appendice aux Lectures on logic par MM. Mansel et Veitch. Mais ce sont souvent de courtes notes, jetées sur le papier pour fixer, comme matière d'une réflexion ultérieure, les pensées de l'auteur; souvent aussi, on en ignore la date. Il est donc difficile de démêler la pensée définitive d'Hamilton et de l'exposer avec cette rigueur systématique quel se flattait d'avoir le premier introduite en logique.

suivant lesquelles nous élaborons ce matériel pour en faire des notions, des jugements et des raisonnements. Hamilton donne le nom de pensée au second de ces éléments, à Texclusion du premier. La pensée n'est donc pas, pour lui, l'œuvre des facultés de perception, d'imagination et de mémoire, mais uniquement celle des actes de l'entendement par lesquels nous élaborons les matériaux fournis par les facultés repnSsentatives; la pensée est donc essentiellement comparaison, analyse et synthèse ^; dans la conception, c'est-à-dire dans la formation des idées générales, elle compare, unit et sépare des attributs ; dans le jugement, elle compare, sépare et unit des notions ; enfin, dans le raisonnement, elle compare, sépare et unit des jugements. La logique est la science des lois de la pensée en tant que pensée^. « C'est dire qu'elle écarte

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