Lect. XXI, XXII ; Cf. Baynes, . 58, p
Tous les idéalistes sont philosophes ; Donc aucun idéaliste n'est irrétléchi.
Soit encore un syllogisme de la 2« figure , en Cames très •
Tout P est M,
Aucun S n'est M,
Donc aucun S n'est P
Tous les animaux sont sensibles,
Rien d'inorganisé n'est sensible,
Donc : Rien d'inorganisé n'est animal.
Ici les prémisses ne diffèrent de celles du syllogisme en Cesare que par l'ordre où elles sont placées; transposons-les, et traitons-les de la même manière que précédemment ; il vient le syllogisme suivant en Celarent (1" fig.) :
Aucun être sensible n'est inorganisé,
Tout animal est sensible,
Donc : Aucun animal n'est inorganisé.
Soit maintenant un syllogisme de la 3^ figure en Darapti; c'est en réalité un syllogisme de la 1'*, en Darii :
Tout M est P,
Tout M est S;
Mineure réelle interpolée :
Donc : Quelque S est M,
Donc : Quelque S est P.
Ainsi la seconde et la troisième figure ne tirent pas leurs conclusions de leurs propres prémisses, mais de prémisses réelles extraites directement des prémisses ostensibles et intercalées mentalement entre ces dernières et la conclusion K
'/ i. Log., app. VI.
De là résultent certaines conséquences qu'il importe de mettre au jour.
Dans la première figure, où le moyen est sujet d'un extrême et prédicat de l'autre, il y a, de toute évidence, un terme majeur et une prémisse majeure, par suite, une conclusion directe et prochaine, et une conclusion éloignée et indirecte, obtenue par conversion de la première.
Dans la 2^ et la 3^ figure, il n'y a pas, à proprement parier, de grand et de petit terme, ni de prémisses majeure et mineure, puisque les deux extrêmes sont ou sujets, ou prédicats du moyen. Par suite, en chacune de ces figures, il y a deux conclusions indifférentes ^
D'après ce qui précède, on peut voir que tous les développements du syllogisme catégorique figuré sont réglés par un canon unique, et que chaque figure a un canon spécial.
La règle générale de tous les syllogismes figurés est la suivante : « La plus faible des relations de sujet et de prédicat, qui unit, au moins une fois d'une manière positive, deux termes donnés à un même troisième, existe entre ces deux termes. y> On comprend aisément qu'en ce canon soient concentrées toutes les règles de l'ancienne syllogistique. Considérons-en seulement quelques-unes.
Il est évident que la première : Terminus esto triplex, médius majorque minorque^ y est expressément contenue. Il en est de même pour cette autre : Pejorem sequitur semper conclusio partem, puisque la relation finale des deux termes de la question est en quantité, et en qualité, la plus faible de celles qui, dans les