‹ Les Logiciens anglais contemporains (volume 2)Chapitre 29 sur 90 · Mémoire n* IV · texte numérisé non relu

Mémoire n* IV

sitions corrélatives : A est père de B, B est fils de A ; A est plus grand que B, B est plus petit que A; A donne à B, B reçoit de A, etc., grammaticalement et réellement distinctes, mais logiquement équivalentes, puisqu'elles renferment les mêmes termes unis par des copules corrélatives.

Il suit de là que, logiquement, toute énonciation doit être ramenée à l'identité. Quand je dis : « Jean est homme, » j'entends que Jean est un des objets individuels qui sont appelés hommes. Une telle interprétation semble impossible quand le prédicat est le nom d'une notion abstraite; mais cette impossibilité n'est qu'apparente. Quand je dis : « Ce tableau est beau, » la phrase est incomplète, car beau est seulement un attribut, une référence idéale à une classification faite par l'esprit ; un tableau, étant un objet matériel, ne peut pas être autre chose qu'un objet, ne peut pas à proprement parler appartenir à une notion abstraite. Un substantif est donc impliqué dans le sens complet du prédicat, substantif dont l'extension totale est partagée en deux par le prédicat et son contraire. C'est ici oeuvre d'art, ou création de l'esprit, ou chose, toutes classes d'individus qui peuvent être distribués en beaux et non beaux. Aussi la logique s'occupe-t-elle exclusivement des noms et non des idées ou des choses auxquelles ces noms appartiennent. A ce point de vue, que de Morgan appelle onyrnatiqiie, la proposition est l'atfirmation ou la négation de la concomitance de deux noms, et les copules sont convertibles et transitives ^

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