‹ Les Logiciens anglais contemporains (volume 2)Chapitre 7 sur 90 · Syst. de log., trad. franc., liv. Il, ch · texte numérisé non relu

Syst. de log., trad. franc., liv. Il, ch

LA LOGIQUE INDUCTIVE ET LE SYLLOGISilE 27

nous ont paru toujours liés à certains autres attributs, nous permet de passer de la présence des uns à l'existence des autres. Mais l'inférence a lieu véritablement des faits oubliés, condensés dans la formule générale, au fait particulier dont il s'agit. Le syllogisme est donc 'essentiellement une inférence du particulier au partijculier, autorisée par une inférence antérieure du particulier au général.

Il résulte de là qu'il faut en modifier les formules générales. Toute proposition réelle énonce qu'un objet donné possède ou ne possède pas tel ou tel attribut, et que deux attributs ou groupes d'attributs coexistent ou ne coexistent pas. Appliquons ce principe aux deux prémisses d'un syllogisme : la majeure qui est toujours universelle énonce que toutes les choses qui ont un certain attribut ont ou n'ont pas en même temps certains autres attributs déterminés ; la mineure énonce que la chose ou les choses, sujet de cette prémisse, possèdent l'attribut mentionné le premier dans la majeure, et la conclusion qu'elles ont ou n'ont pas le second. Généralisons le procédé, et nous verrons que tous les syllogismes sont régis par les lois suivantes : les choses qui coexistent avec une autre chose coexistent entre elles ; une chose qui coexiste avec une autre chose avec laquelle une troisième chose ne coexiste pas, ne coexiste pas avec cette troisième chose; et encore, en considérant les propositions générales non comme une partie de notre connaissance, mais comme une aide pour la pratique : « Tout ce qui a une marque a ce dont il est la marque ; » ou bien, lorsque la mineure est universelle comme la majeure : « Tout ce qui est la marque d'une marque est une marque de ce dont cette dernière est la marque ^ »

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