Syat. de log., liv. II, ch
Alors les types généraux du syllogisme seraient les suivants :
L'attribut A est une marque de l'attribut B ;
L'objet donné a la marque A;
Donc l'objet donné a l'attribut B.
L'attribut A est une marque de l'absence de l'attribut B ;
L'objet donné a la marque A ;
Donc l'objet donné n'a pas l'attribut B.
IL M. Herbert Spencer s'est attaqué plus vivement encore que Stuart Mill à la vieille logique formelle *. La définition qu'il propose de la logique dérive de la distinction qu'il établit entre les lois des corrélations externes et celles des corrélations internes, distinction qui est elle-même une conséquence de sa doctrine fondamentale de la correspondance du dedans au dehors et de la subordination constante du premier au second-. Les existences considérées comme objectives, c'est-à-dire en dehors de notre conscience, ont entre elles certaines corrélations de temps, d'espace, de nombre, de qualités, etc. Nos idées de ces existences ont de même entre elles certaines corrélations, parallèles aux premières, mais dérivées et non primitives. De là deux séries de rapports, les uns extérieurs, les autres intérieurs. La logique a pour objet les premiers; elle est donc, au même titre que les mathématiques, une province de « l'existence objective » ; elle exprime des dépendances nécessaires entre les choses, et non pas entre les pensées; si parfois elle remplit aussi cette dernière (onction , c'est secondairement , et en
1. Cf. Priyicipes de Psychologie, trad. Ribot et Espinas, 6^ p., c. 2, 3, 4. o, 6, 7 et 8.