I. Cog., «pp. T3, B; Cf. Dfica*.,. «pp. Ut
GEORGE BBNTH&H ET UAHILTON 63
depuis lors l'objet d'aucun soupçon; la quatrième, d'invention plus réceata, a souvent semblé suspecte; on ne l'a cependant pas rejetée déûniiivement de la science, parce qu'on n'avait pas le moyen de découvrir le vice que l'on sentait en elle. La nouvelle analytique prétend délivrer la logique de ce monstre.
Considérons un syllOglume de la quatrième lî£ure '
P est M,
M est S,
Donc S est P.
Il est aisé de voir que l'ordre des prémisses et de la concluûon n'est rien moins que naturel. Dans les prémisses, P est le plus petit terme, et dans la conclusion il est le plus grand. Les deux prémisses énoncées, l'esprit attend que P soit affirmé comme partie de S ; l'attente est déçue; parvenu à la conclusion, le raisonnement tourne brusquement et affirme S de P. C'est qu'il y a, des prémisses à la conclusion, un changement de quantité; les prémisses sont en quantité intensive, ou en compréhension ; la conclusion est en quantité eztensive, ou en extension. Il en résulte que logiqi:ement l'inférerïce est invalide; elle est uniquement légitimée par la conversion occulte d'une quantité dans une autre, qui prend place, sans être exprimée, dans le processus mental. Si, dans ce raisonnement, toutes les démarches successives de l'esprit étaient exprimées comme elles doivent l'être logiquement, au lieu d' un simple syllogisme, avec une conclusion directe unique, nous aurions un raisonnement complexe, avec deux conclusions, l'une directe et immédiate, l'autre médiute et indirecte. La quatrième figure est donc un pur caprice logique *.