‹ Les logiciens anglais contemporainsChapitre 22 sur 57 · leg., Lect. XX · texte numérisé non relu

leg., Lect. XX

Restent les trois premières. Sont- ce des formes irréductibles, 4u des variations accidentelles d'un type uniquet Les réponses des logiciens à ces questions sont hésitantes et même contradictoires : ils semblent voir dans les diverses figures des formes originales et primitives de raisonnement, puisqu'ils admettent qu'en chacune d'elles les conclusions sont également valides; cependant ils accordent à la première une valeur à part, puisque, en y réduisant les autres, ils paraissent ne reconnaître & celles-ci qu'une valeur dérivée.

. La vérité, c'est que la deuxième et la troisième figure sont des raisonnements hybrides et mixtes, des formes mutilées, où tous les degrés de la déduction ne sont pas exprimés; nous parvenons à la conclusion, parce que, mentalement, par conversion et par interpolation, nous comblons les lacunes. Quand les prémisses réelles sont ainsi rétablies, le syllogisme apparaît dans sa forme native et simple, c'est-à-dire dans la première figure '. En veut-on des exemples?

Soit un syllogisme de la 2' figure, en Cesare :

Aucun P n'est M,

Tout S est M,

Donc aucun S n'est P.

Aucun homme irréfléchi n'est philosophe;

Tous les idéalistes sont philosophes;

Donc aucun idéaliste n'est irréfléchi.

Nous obtenons, par conversion, comme majeure véritable : « Aucun philosophe n'est irréfiiiclii, > et, en interpolant celte majeure réelle, nous avons le syllogisme suivant en Celarent, \" fig. :

Aucun philosophe n'est irréfléchi;

t. Ltct. XXI, XXII; Cf. Bajnes. . 58, p. 63. •

LT., ;.CoOglc

GEORGE BEKTHAH ET HAUILTON 65

Tous les idéalistes sont philosophes; Iionc aucun idéaliste n'est irrédéchi.

Suit encore un syllogisme de la 2" figure , en C&meairea •

Tout P est M,

Aucun S n'est M,

Donc aucun S n'est P

Tous les animaux sont sensibles,

Bien d'inorganisé n'est sensible,

Donc : Rien d'inorganisé n'est animal.

Ici les prémisses ne diffèrent de celles du syllogisme en Cemre que par l'ordre où elles sont placées; transposons-les, et traitons-les de la môme manière que précédemment; il vient le syllogisme suivant en Celarent (1" flg.) :

Aucun être sensible n'est inorganisé,

Tout animal est sensible,

Donc : Aucun animal n'est inorganisé.

Soil maintenant un syllogisme de la 3° figure en Dar(fptt;c'est,en réalité un syllogismede lai'*, en Darii :

Tout M est P, ' Tout M est S;

Mineure réelle interpolée:

Donc : Quelque S est M,

Donc : Quelque S est P.

Ainsi la seconde et la troisième figure ne tirent pas leurs conclusions de leurs propres prémisses, mais de prémisses réelles extraites directement des prémisses ostensibles et intercalées mentaleirent entre ces dernières et la conclusion '.

I, Log., app. VL

$9 LES lOQICtEBB iJtfiUlS CfUfTBHFOBAIKS

De là résultent certaioes conséquences qu'il imparle de mettre au jour.

Dans la première figure, où le moyen est sujet d'un extrême et prédicat de l'autre, il y a, de toute évidence , un terme majeur et une prémisse majeure, par suite, une conclusion directe et prochaine, et une conclusion éloignée et indirecte, obtenue par conversion de la première.

Dana la 2* et la 3* figure, il n'y a pas, ft proprement parler, de grand et de petit terme, ni de prémisses majeure et mineure, puisque les deux extrêmes sont ou sujets, ou prédicats du moyen. Par suite, en chacune de ces figures, il y a deux conclusions indifférentes '.

D'après ce qui précède, on peut voir que tous les développements du syllogisme catégorique figuré sont réglés par un canon unique, et que chaque figure a un canon spécîd.

La règle générale de tous les syllc^smes figurés est la suivante : • La pins faible des relations de sujet et de prédicat, qui unit, au mmns une fois d'une manière positive, deux termes donnés à un même troisième, existe entre ces deux termes. » On comprend aisément qu'en ce canon soient concentrées toutes les règles de l'ancienne syllogistique. Considérons-en seulement quelques-unes.

11 est évident que la première : Terminus esto triplex, inedius majorque minorque, y est expressément contenue. Il en «U de même pour cette auue : Pejorem sequitur semper concluaio partent, puisque la relation linale des deux termes de la question est en quantité, et en qualité, la plus faible de celles qui, dans les

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