DE LA NATURE DES ÉCRITS SUR LESQUELS ON PEUT COMMETTRE UN FAUX
303. On peut cc:nmettre un faux sur tous les actes notariés, authentiques, (ci-dessus, No. 73): et toute fabrication ou contrefaçon d’un écrit quelconque dans l’intention de frauder, est un faux par la loi commune. (2 East. P. C. c. 19, sec. 7, page 861.— Russell, loc. cit. sec. 2).
Pour constituer le crime de faux, il est indifférent que quelqu'un ait été ou non lésé par ce faux, pourvu qu’il puisse lui nuire par la suite ; cependant le but et l’intention de fraude, est comme il faut se le rappeler, de l’essence même de ce crime. (Russell, loc. cit. sec. 3).
304. Nous avons déjà vu, No. 31, qu’il est généralement admis par le droit commun qu’il n’y a point de complices dans le crime de faux, cette offense n'étant qu’un misdemeanor de druit commun, et que tous ceux qui en sont coupables de quelque manière, sont criminels principaux. (Russell, loc. cit. sec. 4.)