CHAPITRE II
DES PERSONNES CAPABLES OU INCAPABLES DE COMMETTRE LE CRIME. [b]
16. Avant d’entrer dans la considération des diverses espèces de crimes et délits, nous allons examiner quels sont ceux qui en loi, peuvent ou non, se rendre coupables de crimes ou offenses punissables par la loi
La volonté de commettre le crime, est ce qui constitue le crime ; sans celte volonté il ne peut y avoir de crime. Car, de même qu’une action involontaire ne peut être digne de récompense, de même aussi, elle ne peut mériter une punition, puisqu'il n’y a que le choix de la volonté de faire ou de ne pas faire une action bonne ou mauvaise, qui rende cette action lisite ouillicite. Il est vrai qu’aux yeux des lois humaines, pour rendre une actionillicite et criminelle, il faut à la fois et le consentement de la volonté et l’action elle même. Dans le fors de la conscience, la volonté et l'intention seules, suffisent pour rendre une action permise ou défendue ; mais comme les tribunaux ne peuvent sonder le cœur des hommes pour y découvrir cette intention et cette volonté, il faut, pour que les lois humaines puissent prendre connaissance de cette intention et de cette volonté, qu’elles soient manifestées par quelque action extérieure,
17. Il y a trois cas où la volonté n’est pas jointe à l’action : lo. lorsqu'il y a défaut d’intelligence ; 20. les accidens malheureux, l'ignorance ; 30. la contrainte ou la nécessité. 40. les menaces.