QUI PEUT ETRE COMPLICE APRES LE FAIT
33, Il y a complici é aprè: le fait, quand une personne inatruite d’un crime de félonie, reçoit le coupable sciemment, lui donne des secours ou l’assiste [2]. Pour devenir complice après le fait [es post Factof, il est donc nécessaire en premier lieu, que le complice sache que la félonie a été cgmmise ; et en second lieu qu’il reçoive le coupable, le conna;:ssant pour tél, qu'il le protége, le secoure ou l’assiste. En général, toute assistance qui empêche :’arrestation du Jélon Lier de félonie], sa mise en jugement et sa punitior. fait ün complice de celui qui l’a assisté.
Le crime de félonie doit être entièrement consommé au moment où !"ssistance est donnée; autrement, il n’y a point de complicité [3]. Mais lorsque le crime a été effectivement consommé, la loi, dans le but de satisfaire à la justice, est tellement stricte qu’elle ne permet pas que les plus proches parent, s’aident ou se reçoivent entre eux. Ainsi le père qui assiste son fils, ou celuici son père, le frère qui reçoit le frère, le maître son dumestique, ou le domestique son maître, ou le mari qui aide et secourt sa femme, après un crime de félonie, deviennent par cela même complices ex past facto [4]. Mais la femme en puissance de mari [ feme covert], ne devient pas complice pour avoir reçu ou caché son mari: car elle est présumée avoir agi comme contrainte par luij et en conséquence elle n’est pas tenue de faire connaître le lieu où se trouve son seigneur [her lord], et même elle ne le doit pas [1 Aal, loc. cit. 621].
SECTION QU2TRIEME.