‹ Les lois de l'histoireChapitre 2 sur 144 · Geschichte des Alterthums^ I · texte numérisé non relu

Geschichte des Alterthums^ I

2. Kudur NausheDdi, vers 2280, Kudnr Mabuk et Kedar Luomer, c'està-dire Kudur Lagamer, contemporaiu d'Abram, vers 2100?

Dans ce pays la chronologie régulière et la conscience historique remontent au moins avec le roi Yu jusqu'à 2400 et peut-être avec Hoangli, jusqu'à 2700 avant notre ère. Nous possédons un grand nombre de monuments littéraires datant du xiii'' siècle, et au xii'' Tshinkoung mesura la longueur de Tombre du soleil au solstice dans la ville de Lo-Yang avec la dernière précision*.

En revanche rien ne justifie jusqu'à présent l'assertion de Mégasthène comptant dans ses « Indica » pour les 153 rois de Magadha, c'est-à-dire pour le temps qui se serait écoulé entre Manou et Tshandragupta soixante et même soixante-quatre siècles; ni celle de l'astronome Aryabhatta, faisant reculer Tère indienne jusqu'à l'an 3102 avant Jésus- Christ. Dans rinde, Fhistoirc n'acquiert une certitude relative qu'avec l'apparition du Bouddha*. Ce pays n'a pas une ère de Nabonassar comme Babel, ni une ère des Olympiades comme la Grèce.

Importance de récriture pour thistoii^e, — Quelque importance que l'on attache à la tradition orale la plus religieusement conservée, elle ne peut, à cause des erreurs et des confusions qui s'y glissent, être considérée comme le véritable point de départ de l'histoire. Même la précieuse découverte de M. Kerviler, établissant la valeur chronologique des couches successives qui se sont formées par les alluvions de la Loire, et, par suite, des objets qu'on peut retrouver dans ces couches, ne nous apprendra jamais rien sur la vie morale et pour ainsi dire humaine des premiers hommes. Cette découverte pourra permettre, comme l'a fait remarquer M. Waddington, alors ministre de l'instruction publique, de fixer approximativement la fin de l'époque quaternaire sur ce point du globe et le commencenient de celle oti l'on voit apparaître les premiers silex, les premiers outils dont s'est servie la main de l'homme; ce

1. Ed. Biot, Constitution politique de la Chine au xii® siècle avant notre ère. Paris, 1845, p. 3 et 9.

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