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L'HISTOIRE DU GENRE HUMAIN EST UNE ÉVOLUTION

Pélasges, dont l'histoire n'a pas gardé le souvenir. Ne rencontrons-nous pas un peu partout, dans la Grèce dans ritalie et dans d'autres terres encore ces constructions dont nous ne connaissons pas bien les auteurs? N'en est-il pas à peu près de même des kourhanes de la Russie, des dolmens de la Gaule, des grandes cités désertes de l'Amérique, des monuments colossaux de Flndo-Chine.

L'homme a progressé, il progresse encore; l'animal ne change pas, ses besoins, son intelligence restent stationnaires. En mourant il ne laisse que ses os au sol qui Ta vu naître. L'homme y laisse des outils grossiers encore, œuvre de ses mains, qui multiplient sa puissance : il y laisse la trace de la demeure des vivants et même des morts, et la défense d'un éléphant nous a conservé le dessin d'un artiste primordial, mais l'humanité dans sa longue carrière déjà parcourue a laissé mieux que des témoins muets de toutes les phases de son existence. Dans les tribus sauvages de l'Afrique, de l'Amérique et de l'Australie vivant surtout de la pêche et de la chasse, nous voyons ce que Thomme a pu être au premier jour, en sortant des mains de la nature. En observant la vie des Arabes du Sahara et du Nedjed ainsi que celle des Kalmouks de l'Asie centrale nous constatons qu'elle ressemble singuUèrement à la vie de nos ancêtres du Pendshàb et de la Mésopotamie dont les Yédas et la Bible nous retracent le fidèle tableau. Enfin, en voyant les peuples de l'Inde et de l'Orient extrême arrêtés immobiles depuis une longue série de siècles dans les mêmes croyances, dans les mêmes usages et dans toutes les conditions d'une civilisation qui commence, quoiqu'elle nous apparaisse surannée et décrépite, nous pouvons nous reporter par l'esprit vers l'époque oti se fondèrent les premiers étals, et où le spectacle tout nouveau d'une existence relativement supérieure frappa d'étonnement les jeunes générations du globe.

C'est la rapidité du progrès, c'est le nombre des retardataires qu'il a laissés derrière lui à chaque pas fait en avant, qui nous permet d'apercevoir le chemin parcouru. Or la biologie nous prouve aujourd'hui que chaque homme dans

sa formation organique parcourt les existences des espèces inférieures au sommet desquelles la Providence l'a placé : poisson, reptile, oiseau, quadrupède. Quel magnifique coup d'œil la science ne permet*elle pas de jeter sur le passé à rhumanité du xix"" siècle, puisqu'elle résume en elle tous les efforts tentés par les générations qui se sont succédé, toutes les conquêtes morales et intellectuelles qu'elles ont faites aux différents échelons de leur marche ascendante!

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