LA PÉMOCRATIE FRANÇAISE ET LA DÉMOCRATIE ATHÉNIENNB
C'est qu'en réalité, depuis quatre-vingts ans, la République n'avait jamais cessé de régir les destinées du pays, aucun souverain n'ayant pu transmettre la couronne à ses descendants directs. Les racines mêmes de la monarchie avaient été coupées en 1793; le respect du principe avait dispara; de nouvelles idées s'étaient répandues, de nouvelles mœurs politiques s'étaient formées. Les bases seulement du nouvel édifice social étaient visibles ; mais, pour durer, ne fût-ce que le temps d'une génération, c'est sur ces bases que tout pouvoir nouveau avait besoin d'être fondé. C'est sur elles en effet que