‹ Les lois de l'histoireChapitre 91 sur 144 · Manuel de philologie classique par M. S. Reinach, p · texte numérisé non relu

Manuel de philologie classique par M. S. Reinach, p

3. n est généralement admis que l'initiative du grand mouvement musical de notre époque appartient aux Allemands. Nous citerons à ce sujet l'opinion d'un critique dont le jugement ne sera récusé par personne, M. Léo Quesnel :

« La réforme protestante, dit-il, en introduisant dans la musique i'élé-

commença Fàge d'or de la musique. C'est alors que les grands. compesi leurs unisseul el Eoudeut ensemble dans leurs iBuvre» les qualités des trois nationalités le mieux douées par MelpomëuQ. Mozart, dans ses opéras charmaatSv jjOiut -au sentiment allemand la suavité italienne. Rossini dans les siens combine des richesses mélodiques inépuis^les avec quelque chose de la force et la fougue germaniq^ues et une pointe de l'esprit français. C'est Meyerheer surtout qui ajomte, «dans ses œuvres que soutient une puissante orchestration, la vivacité et la mobilité de notre pays aux dons de ses prédécesseurs. On y reconnaît aussi la note orieiitale qui se retrouva, dans les créations d'Halévy et de Mendelssohn. Nous ne parlons que pour mémoire du lyrisme incomparable de Beethoven. Nous sommes forcés de nous borner à citer les noms des génies immortels qui ont illustré les trois nations musiciennes : Cimarosa, BelUni, Ik>ai2ettL, Verdi, pour l'Italie; Grélry, Hérold, Boïeldieu, Auber,. Gou^ nod etc. pour la France; Bach, Haendel, Haydn^ Gluck, Weber, Schubert, Spohr etc., pour l'Allemagne. Nous n'écrivons pas ici une histoire de la musique. Ce qu'il importe de signaler, c'est la tendance que celle-ci parait suivre de plus en plus, à être avant tout expressive^, et au lieu d'évoquer le monde des sentiments^ à peindre la pensée en essayant de loi être adéquate par des eflets harmoniques. On arrive ainsi

ment nouveau du chant qiie chante la congrégation et qu'accompagne Forgue, a fait faire un grand pas à la science du compositeur. Dans l'Êg^se catholique le prêtre ei les clercs chantaient seuls; les aoli étaient par oonséqiàeut la partie la plus intéressante et la plus cultivée de la musique sacrée.. Une grande voix montant au ciel et accompagnée seulement par le peuple, tel est ridéal dit culte catholique ; chez les protestants, au contraire, c'est r«Bsis4aaafi» entière qui chante, et qui, pour ainsi dire, officie. La musique en parties, la science du contrepoint, s'étaient naturellement développées soos rinflaence de cette conception nouvelle du rôle des laïques dana le temple. Tout, organiste d'église devait être un contre pointiste...

« Le génie musical allemand,que Sébastien Bach représente sous ses meilleurs aspects et qui, — il faut le reconnaître, — tend à devenir le génie iBUsical du monde entier, saluera de plus en plus dans cet homme de génie, siooa le premier, du moins le plus grand de ses ancêtres; et si, comme l*a dit quelque part Liszt, l'œuvre d'un musicien doit, pour être parfaite, correspondre aux trois idées de force, d'étendue et de durée, l'œuvre de Bach a réuni lea conditions <le la perfection. » LéoQuesnel, Revue politique et littéraire du 22 novembre 1879, p. 49S, etc.

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