‹ Les lois de la circulation du sang enseignées par l'anatomie comparée, l'embryologie et l'observation cliniqueChapitre 10 sur 65 · INTRODUCTION. XVII · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. XVII

désolent les amis de sa gloire. Ce qu'on déplore surtout, c'est que dans ces contradictions pénibles entre les côtés spéciaux et les côtés généraux de son œuvre, les idées inférieures, celles dont il doit être permis de dire qu'elles ne sont pas dignes d'un grand physiologiste, seront toujours les plus appréciées^, surtout aujourd'hui, parce qu'elles sont le plus du goût des majorités. C'est ce défaut d'unité dans l'esprit et dans l'œuvre de notre éminent physiologiste, qui l'empêchera toujours d'approcher de Bichat.

On n'est donc vitaliste, et il n'y a plus deux manières de l'être, qu'en admettant la vie partout, essentielle à chaque atome ou élément organique, au germe indivisible, comme la chaleur au soleil et la pesanteur à tous les corps. On parle de principe vital : le principe vital, c'est le germe qui sans siège localisé, mais partout présent, anime l'organisme jusqu'à la mort, car l'organisme, c'est le germe développé ; son principe reste toujours le fond de chaque cellule, de chaque organe et de tout le corps.

Il est dès lors impossible de ne pas distinguer les corps inorganiques des corps organisés, de ne pas reconnaître et affirmer que ceux-ci sont au-dessus de ceux-là ; qu'avec la sensibilité qui leur est substantiellement inhérente et les instincts qui en sont inséparables, un commencement d'intelligence et de volonté semble déjà poindre en eux, et que les méthodes pro-

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