‹ Les lois de la circulation du sang enseignées par l'anatomie comparée, l'embryologie et l'observation cliniqueChapitre 11 sur 65 · XVIII INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XVIII INTRODUCTION

près à les observer et à pénétrer dans le savoir de leur naissance, de leur évolution et de leurs transformations ascendantes sur le globe à travers les classes, les genres et les espèces, doivent être aussi différentes de celles qu'exige l'étude du règne minéral, qu'une fleur et un fruit d'un caillou, un oiseau d'une fleur, un anthropoïde d'un oiseau et l'homme d'un anthropoïde.

La force d'inertie qui persiste dans les corps du règne inorganique aussi longtemps qu'un autre corps ne vient pas les solliciter à en sortir, la force d'inertie sert seulement ici de support et de condition à des forces d'un ordre nouveau et plus élevé, qui luttent contre l'inertie avec une sorte de conscience obscure, où percent indubitablement déjà des âmes rudimentaires. Ces forces se traduisent par la spontanéité des mouvements qui tendent tous à la conservation et à la reproduction d'un être essentiellement doué de facultés instinctives inconnues avant lui sur la terre. C'est, en effet, la vie qui fait son entrée dans le monde.

La spontanéité ne suppose pas un mouvement sans cause, comme le croit Claude Bernard, mais un mouvement qui, ayant pour condition d'être les agents ambiants sans lesquels rien n'est et ne vit, n'a besoin, pour se produire dans tel moment plutôt que dans tel autre, d'aucune influence extérieure et nécessaire, et qui tire de lui sa force ou son principe d'évolution

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