XLVIII INTRODUCTION
serves en caractères vivants dans la série zoologique et dans l'évolution de l'embryon humain. On peut les y observer, et on le doit absolument.
On ne connaît les langues et la génération laborieuse du langage humain que quand on a déchiffré les inscriptions de tous les monuments de pierre et de bronze, signes, médailles, écritures, papyrus, livres^ que les siècles ont déposées en passant dans tous les^ pays connus et à connaître.
L'archéologie physiologique a aussi ses monuments et son histoire. Ils se trouvent dans l'échelle animale et dans l'organogénésie de l'homme. On ne connaît la circulation des mammifères que quand on a étudié celle des oiseaux, des reptiles, des poissons, des mollusques, des crustacés, des insectes, et ainsi en descendant jusqu'à celle des animaux rudimentaires et même des végétaux ; ou jusqu'à ces derniers échelons des deux règnes de la vie où il n'y a même plus de circulation proprement dite, mais une simple oscillation ou le processus d'un liquide plastique à travers des tissus organisés. C'est le seul moyen de ne pas croire et de ne pas enseigner que l'appareil circulatoire est une machine hydraulique. Il est vrai qu'on pénètre plus difficilement dans le laboratoire de la nature que dans celui des Ecoles, mais on a l'avantage d'y prendre les phénomènes sur le fait de leur naissance et de leur évolution ; ce qu'on y apprend n'est pas ar-