VIII INTRODUCTION
OU, selon moi, des symptômes immédiats et locaux de ces maladies, ces explications dans lesquelles on a dépensé depuis cinquante ans tant de veilles et de talent, sont supprimées et remplacées par des théories en rapport avec la nature organique et non physique de ces bruits animés.
Le sang ne peut donc se former qu'en se mouvant, qu'en circulant, il ne peut circuler sans se former et évoluer. Son mouvement, sa circulation sont sanguificateurs : aussi, dès qu'il est en repos, cesse-t-il de se former et meurt-il à l'instant. Le mouvement du sang etlasanguifîcation sont, je le répète, une seule et même fonction. On ne les a jamais vus l'un sans l'autre. C'est de ce fait qu'il faut partir pour nier les anciennes théories de la circulation et afBrmer la nouvelle. Il n'y a là ni solide ni liquide, au sens hydraulique du mot, mais une évolution continue, une transformation incessante de liquides en solides et de ceux-ci en liquides.
De Galien à Harvey, il semble que le sang ne fasse que se former ; de Harvey à nous, on dirait qu'il ne fait plus que circuler. Notre œuvre doit être, aujourd'hui, de réunir et de fondre ces deux points de vue en un, sans éclectisme et par la seule force d'une idée supérieure, l'unité cardiaque de circulation et de sanguification.
Harvey a découvert la route anatomique du sang, il