‹ Les lois de la circulation du sang enseignées par l'anatomie comparée, l'embryologie et l'observation cliniqueChapitre 6 sur 65 · XII INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XII INTRODUCTION

la fonction se forment et renaissent, en effet, toujours.

Je crois qu'un grand physicien aurait bien de la peine à trouver dans un appareil formé comme celui dont je viens d'esquisser le mode d'organisation, les conditions nécessaires à une application possible des lois de la mécanique. J'ai été le médecin d'un physicien et d'un professeur éminent de physique, membre de l'Institut, M. Pouillet, avec qui je causais quelquefois de ce grand problème. « Je ne conçois pas, me disait-il souvent, qu'on songe à appliquer les lois de l'hydrostatique à l'appareil de la circulation du sang. Cette science n'a jamais eu à résoudre la question du mouvement d'un liquide dans des cavités et des canaux nés sur place, en même temps que lui, vivant ensemble, toujours pleins, clos partout et où il n'y a jamais eu de vide. »

J'espère que celte substitution de l'anatomie d'évolution à l'anatomie morte, de l'organogénésie et de l'histologie vivante à l'anatomie des peintres, réconciliera les esprits avec le vitalisme, ce mot dont on ne peut pas plus se passer que du mot de vie, et qu'il faudrait créer s'il n'existait pas.

Mais ce mot avait été discrédité depuis le commencement du siècle. Haller, Bordeu, Bichat avaient démontré que les propriétés vitales sont essentielles aux tissus et aux éléments organisés ; que ceux-ci sont vi-

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