‹ Les lois de la circulation du sang enseignées par l'anatomie comparée, l'embryologie et l'observation cliniqueChapitre 8 sur 65 · INTRODUCTION. XV · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. XV

vinciblementignoranls, et qui ne peuvent vivre que de comparaisons.

La justice de l'histoire veut qu'on en excepte Hippocrate, car, quoi qu'en dise Claude Bernard, le père de la médecine n'était pas dualiste. Il attribuait, en effet, les actions organiques à une chaleur innée ou vitale, calor innatus^ propre aux organismes ou leur propriété intrinsèque. Cette chaleur innée était l'agent de la nature formatrice et médicatrice, force spéciale, xwèKxwoXiy^^ànulloedocia^ qui fait de soiet sans réflexion, citrà disciplinam, tout ce qui convient à la conservation et au salut du corps, omnia quœ convenmnt effîcit.

Il est très regrettable que Bernard, vitalistc pratique, vitaliste d'instinct et de génie dans l'ordre de la physiologie expérimentale, n'ait pas pu soutenir dans sa doctrine générale de la vie, ce vitalisme qui l'inspirait inconscient dans son laboratoire. Elève de Magendie, il en fut par bonheur, dans l'esprit et les conclusions de ses expériences, la contradiction vivante. Sur plusieurs points du domaine physiologique, celles de Magendie excluent toujours la vie ou la génération, et celles de Bernard y concluent toujours. Je crois pourtant que Longet a eu tort de lui contester la découverte des propriétés différentes des deux racines des nerfs rachidiens. Mais cette découverte était mûre et semblait prête à éclore partout. Magendie est un expérimentateur qui s'est trompé de règne et s'est égaré

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