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itique des théories sur la cachexie séreuse et les hydropisies liées aux affections organiques du cœur.
Déjà, j'ai essayé d'arracher à la mécanique pour les resuer à la science des maladies, les congestions des divers ganes sanguificateurs qui souffrent à la suite de l'orne central de la circulation et de l'hématose. Les autres 'sordresnécropsiques spéciaux sont les épanchements de ng et de sérosité qui pendant la vie constituaient les ■morrhagies et les hydropisies cavitaires et interstitielles. Il y a des pathologistes doués d'assez de bon sens pour pousser toute théorie mécanique des hydropisies, mais li manquant d'une théorie vitaliste de la circulation et is fonctions du cœur, se contentent de dire que les madies de cet organe ont la propriété de créer dans l'éco- )mie une cachexie séreuse, d'oii les hydropisies l. Gendrin). Cette vérité vague et presque négative laisse place hbre aux explications mécaniques. L'esprit a be-
«oin de se former mie idée des faits; il veut saisir les rap ports et remonter aux causes; il veut savoir comment, p exemple, le cœur malade a la propriété de créer cette chexie séreuse. Il la constate aussi bien que vous, cett cachexie. Il voit fort bien qu'elle se rattache à la maladil organique du cœur. Ce qu'il cherche, c'est la nature di rapport qui unit ces deux faits. Les maladies organiques di cœur sont accompagnées d'hydropisie générale. L'affectio: du cœur précède toujours l'hydropisie, La première et donc le principe, et la seconde la conséquence : voilà 1 problème. Ce n'est pas le résoudre que de jeter une cai chexie séreuse, c'est-à-dire un mot, entre la maladie à €œur et l'hydropisie. Ce n'est qu'une pétition de principe car le problème se redresse plus pressant : comment lei maladies du cœur produisent-elles la cachexie séreusee Qu'est-ce que la cachexie séreuse ; et comment, à son toun produit-elle l'hydropisie?
Ne dites pas qu'en remplaçant l'explication mécaniqui par la cachexie, vous avez détruit une erreur : non, c» l'École vous répondra précisément que c'est l'embarra hydraulique de la circulation centrale qui, produisant à< proche en proche, la stase veineuse, permet à la sérosité di sang de sourdre à travers les parois vasculaires pour s^é'C pancher dans les tissus; ou bien, que la plénitude ^t li^^ tension extrême des veines engouées, formant obstacle l'endosmose qui fait passer la sérosité des tissus dans l'iD *^ térieur de ces vaisseaux, c'est cette sérosité non absorbéqui produit les collections hydropiques, etc., et qu'aurez vous à répartir? Il faudra toujours en venir à quelqu< ^ exphcation tirée d'une théorie de la circulation. Or, cett(
théorie sera mécanicienne ou vitaliste. Si elle est mécanicienne, adieu la cachexie : c'est un état inconnu en hydrostatique^ et alors on subit forcément le mécanicisme qu'on voulait repousser. Si elle est vitaliste, il n'y a pas de miheu, la circulation est une fonction d'hématose dont le cœur est l'organe central; et dès lors, il n'est pas étonnant qu'il y ait dégénération du sang dans la maladie d'un organe dont la fonction est de présider à l'hématose et d'imprimer au sang l'unité qui le caractérise; et voilà toute trouvée la raison de la cachexie.
J'ai dit qu'une théorie vitahste de la circulation supposait nécessairement que cette fonction avait pour objet, non seulement la translation du sang mais sa formation simultanée. Et en effet, un mouvement qui ne serait qu'un pur déplacement est une abstraction qui n'existe pas dans la nature, et surtout dans les êtres organisés et vivants. Chez ceux-ci un mouvement est toujours générateur, se rapporte toujours à une assimilation ou aune excrétion,, en un mot, le mouvement est toujours organisé. Je l'ai déjà dit : le principe de la circulation est la formation du sang.
J'accepte la cachexie séreuse ; mais, comme elle estintra aussi bien qu'extra-vasculaire, j'en conclus que lorsqu'elle est consécutive à une maladie organique du cœur, elle accuse une altération profonde de l'action cardiaco-vasculaire, et conduit à reconnaître au cœur des propriétés hématosiques centrales.
Mais ce n'est pas tout de dénoncer la cachexie et de se débarrasser du mécanicisme avec un mot. A la place des exphcations mécaniciennes rejetées, il faut mettre des^ exphcations organiciennes positives.
Il y a trois choses à considérer dans l'appareil de l'hé matose, le centre, les extrémités et les organes interiné-»i diaires, autrement dit, le cœur, les vaisseaux capillaires,; les artères pour l'hématose centrifuge et les veines poun l'hématose centripète.
On est scandahsé de m'entendre dire qu'à une époques exclusivement tendue vers l'expérience et les faits, les; cours et les traités de pathologie ne réfléchissent pas le< génie de la Clinique. Ces cours sont faits, ces ouvrages sont écrits par des hommes consommés dans la pratique, rompus au maniement des malades et plus habiles sans doutée qu'on ne Ta jamais été dans la recherche des faits uosologiques. La Chnique a mis à contribution toutes les sciences ; ; elle déploie aujourd'hui un véritable luxe d'investigation, etc., etc.. Cela est vrai; mais ces secours accessoires, cette richesse dans les moyens d'autopsie clinique,, c'est aussi la seule chose que représentent et nos cours etl nos traités de pathologie interne.