‹ Les lois de la circulation du sangChapitre 6 sur 39 · II · texte numérisé non relu

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Caractères de l'unité en physiologie et dans l'appareil circulatoire e

particulier.

La condition nécessaire de l'unité dans l'organism comme dans un quelconque de ses appareils, c'est d'abord

ue chacune des parties qui le composent fasse la même hose au fond, ou soit douée des mômes propriétés comlunes.

Ainsi, pour l'appareil circulatoire, la condition de l'uité est que chacune de ses parties soit essentiellement Guée du mouvement sanguificateur, mais que toutes ne 5 possèdent pas au même degré ; sans cela, ce n'est pas unité qu'on aurait, mais l'uniformité. Par exemple, le aisseau capillaire le plus obscur jouit en propre du mouement hématosique, et le cœur possède essentiellement ussi cette propriété ; mais il la possède à un degré beauoup plus éminent. Or, ce degré plus éminent n'est pas ne augmentation pure et simple, une quantité plus grane, quoique la même, de la propriété circulatoire élémenaire du vaisseau. C'est une vie circulatoire et hématosique 'un ordre plus élevé. S'il a plus de mouvement sanguifiateur, ce n'est pas seulement en quantité, mais en force, u en richesse organique.

En physiologie, force ne veut pas dire, comme en mélanique, intensité de mouvement proportionnel à la masse, loids, vitesse, toutes choses appréciables parles méthodes u nombre et de la quantité. Il ne s'agit pas chez nous de ésistance à vaincre, de distance à parcourir, comme eu •alistique. Le sang n'est pas un projectile ni le cœur une atapulte. Tous les calculs qu'on a faits dans le but d'éaluer les effets de ce genre ne sont pas susceptibles l'exactitude. Ils sont nuls de soi, nuls en principe, d'une dé- )lorableinutihté. Physiologiquement, plus de force signifie )lus de puissance et de richesse génératrices, évolution de )roduits ou d'actions plus éminents dansFéchelle animale.

leat

La série des forces est une hiérarchie dans laquelle^ chaque terme eu s'élevanl représente et renferme non la somme numérique de tous les termes inférieurs, mais leur somme vitale, leur concentration dans un ordre d'activité supérieure. C'est ainsi que le cerveau n'est pas la somme quantitative de tous les nerfs, mais l'organe éminemment représentatif de toutes leurs propriétés. Je serais bien co pris, si je disais qu'un général n'est pas la somme de lo. les soldats et des officiers de tout ordre de son armé< et que pourtant il renferme et concentre dans sa capacité J sapuissance, à un degré supérieur et plus éminent, tou(e7 les capacités et toutes les puissances de ses agents subalternes, non dans leur détail exécutif, mais dans leur idée, dans leur plan, dans leur représentation une et suprême.

Or, qu'on ne l'oublie pas, le cœur est à la circulation, à la sanguification, aux vaisseaux de chaque organe, ce que le cerveau est aux sens, à la locomotion, aux centres nerveux secondaires et aux nerfs de tout ordre. Il centrahse ou renferme d'une manière suprême et représentative toutes leurs propriétés ; et puisque les mouvement des vaisseaux sont sanguificateurs, ceux du cœur le so aussi et éminemment. Il anime incessamment toutes 1 circulations partielles et n'en fait qu'une seule fonctio» Par ses contractions réguhères, non seulement il meu mais il coordonne et vivifie, non par impulsion mécani que, mais organiquement, hiérarchiquement, mais ea vertu d'une excitation supérieure ou représentative des ai propriétés motrices et hématosiques de tous les vais-^fl seaux. ^h|^ Voilà l'idée qu'd faut enfin se faire du cœur sous pein^Bn

le rester dans les langes de la Renaissance. 11 faut unir ans éclectisme, et par la force d'une idée supérieure,

larvey et Galien.

Le cœur n'est pas seulement le plus gros et le plus ort des vaisseaux, il est le vaisseau principal ou le prenier des vaisseaux. Si nous pouvions nous séparer de 'idée mécanique quand il s'agit d'un muscle quelconque t du cœur en particulier, nous comprendrions que le iremier des vaisseaux n'est pas seulement le plus ro- ►uste, celui qui pousse le sang plus loin, mais celui qui mssède le pluséminent degré de sanguification. On peut lonc dire très positivement : tout vaisseau possède une )ropriété sanguifîcatrice, donc aussi le cœur. Et on peut ijouter : le cœur possède non seulement les propriétés implifiées d'un seul vaisseau, mais celles réunies de tous es vaisseaux, de tout l'appareil dont il est le centre et unité. Or, cette unité n'est pas une addition, un total luantitatif, elle est une somme organique ou le plus haut legré d'une hiérarchie de forces ; une puissance supéieure de mouvement hématosique. Voilà Tidée de Galien it de Ilarvey qui se heurtaient et s'excluaient depuis des iècles, fondue en une seule, sans contradiction, et sans mimisme. Elle s'appuie solidement sur le trépied de la thysiologie, de l'anatomie comparée, de l'embryologie et le la pathologie.

La démonstration par cette troisième base fait l'objet ie ces études. On jugera bientôt de sa valeur. J'ai posé .'idée générale de la circulation. Il me reste donc à la nontrer écrite en lettres vivantes dans la clinique des naladies du cœur. Cette lumière et cehe que continue-

l'Ont à me prêter l'anatomie comparée et l'embryologie se réfléchiront l'une sur l'autre et se réuniront singulièrement en un seul flambeau. Nous verrons effective- ment que les maladies de l'appareil circulatoire ont la propriété funeste de le dégrader. On dirait qu'elles font reculer ses fonctions vers le type général des circulations inférieures dans l'échelle animale et dans les premiers temps delà vie embryonnaire.

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