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CHAPITRE V

Le progrès est le libre mouvcmeal de rhumanitc vers sa perfection.

Il est impossible de se rendre compte de la nature eu progrès, et des conditions d'après lesquelles il peut êtie réalisé, si Ton ne sait quelle est la perfeclion que l'humanité se propose comme but de ses efforts, ou, en d'autres termes, quel est l'idéal qu elle poursuit.

Telle est, en effet, la méthode suivie par tous les grands esprits qui ont porté leurs investigations sur les lois de la vie sociale. Ce que Cicéron dit de l'éloquence se peut appliquer à tout ce qui concerne la nature humaine : « Toujours, lorsqu'on traite d'un art, on le prend dans sa plus haute perfection. On ne sait au juste ce qu'est une chose, que lorsqu'on l'a considérée telle qu'elfe doit être, dans la perfection de sa nature*. »

Nous avons dit, dans les chapitres qui précèdent, ce

' De Oratore, iib. III, c. xxii.

que comporte en général la perfection de la société. Ici nous avons à rechercher suivant quelle loi la société tend à sa perfection, et dans quelle mesure elle peut y atteindre. Mais avant de donner cet aperçu des conditions générales du progrès, il sera utile que nous reportions nos regards sur des faits déjà exposés, et que nous nous arrêtions un moment à considérer d*cnsemble le tableau de cette perfection sociale qui est le dernier terme de tous les progrès.

Il est un fait qui frappe tout d'abord l'attention, lorsqu'on envisage la société dans ses traits généraux : par- * tout on y aperçoit la diversité sous la loi de l'unité. En toute société il y a un pouvoir, dont la mission est de faire régner l'unité au milieu de la mobilité et de la diversité qu'engendrent la complication des faits extérieurs et les impulsions toujours variables de la liberté humaine. Cette unité, le pouvoir l'établit, en ramenant constamment, vers le centre commun de l'ordre public et de l'intérêt général, toutes les forces divergentes des volontés individuelles ; il l'établit aussi dans la succession des temps, en maintenant, de génération en génération, les traditions qui forment le fond et la continuité de la vie sociale.

Le pouvoir est appelé à contenir et à diriger la liberté par l'application des règles de la justice, mais il doit se garder d'absorber les forces de la société sous la loi d'une unité despotique. Son intervention a pour but principal cet ordre extérieur et nécessaire, sans lequel, vu la corruption native de l'homme, la société ne pourrait pas vivre un seul jour. Il garantit la paix générale et le droit de tous, en imposant à tous le respect de la loi

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morale dans ses prescriptions générales et essentielles.

A l'ombre de cette paix que procure la soummission à la justice, les individus seront libres de travailler de toutes leurs forces à s'élever toujours davantage vers Dieu, par le plein accomplissement de sa loi. La charité, qui sollicite sans cesse les hommes à la perfection, achèvera ce que la justice n'a pu qu'ébaucher. Par son impulsion, la liberté réalisera tout ce que notre faible nature peut comporter de bien. La société sera d'autant plus libre, elle subira d'autant moins la pression du pouvoir, elle sera d'autant plus apte à veiller elle-même à ses intérêts, en un mot, elle ira d'autant mieux d'ellemême à ses fins, qu'elle sera plus fidèle aux inspirations de la charité.

L'ordre extérieur de la société étant assuré par la justice, en même temps que son ordre intime et sa puissance vitale sont assurés par la charité, la force de cohésion s'y trouvera portée au plus haut point. Le principe de la solidarité y introduira la persistance, l'unité et l'harmonie, autant que le permettent les appétits insatiables et les inconstances incurables de l'humanité déchue. Sous la loi de cette unité et de cette harmonie, les petits et les grands, les pauvres et les riches, ne vivront pas seulement les uns à côté des autres, mais ils vivront les uns avec les autres et les uns pour les autres, dans des rapports de mutuelle bienveillance, de mutuel concours, de volontaire et bienfaisante communauté. Par l'efTet de cette solidarité qu'engendre la charité, tous vivront par tous et pour tous.

Dans la société ainsi ordonnée, l'humanité parviendra à la plus haute splendeur par la double puissance de la

science et de l'art. Les hommes trouveront, dans les biens supérieurs de l'esprit, la récompense de leur fidélité à conformer leurs pensées et leurs actes à la loi divine, règle de tout bien comme de toute vérité. Lorsque la société se sera élevée, |:ar la pratique du bien, à la pleine possession du vrai et du beau, tout naturellement, et par la force même des choses, elle se constituera un ordre matériel qui répondra à la perfection de son ordre moral. Les biens de cet ordre matériel Ini fourniront les moyens d'action dont elle a besoin pour réaliser ses fins supérieures. Dans les sociétés où l'ordre est fondé sur les vrais principes de la justice et de la charité, la production et la distribution des richesses se feront de telle façon, que le grand nombre, affranchi de la dépendance qu'impose la misère, se trouvera en possession de cette liberté et de cette dignité extérieures, à l'aide desquelles l'homme s'élève plus facilement à la véritable grandeur.

Tel est l'idéal que les sociétés peuvent et doivent avoir en vue, dans les constants et pénibles efforts par lesquels elles poursuivent le progrès. La loi du progrès est en rapport avec cet idéal, et Dieu lui-même nous dit où il le faut chercher.

Nous lisons dans l'Évangile : « Soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait. » Cette parole ouvre à tout homme une carrière de progrès dont le terme est dans l'inGni. Dieu fait éclater sa gloire en chacun de nous, à mesure que, par la vertu du sacrifice, nous reproduisons mieux la ressemblance divine. Il en est absolument de même pour l'homme collectif, c'est-à-dire pour la société. L'homme étant fait à l'image de Dieu, son idéal,

pour la vie sociale comme pour la vie individuelle, est en Dieu. La vie de rhumanité, c'est le mouvement vers cet idéal.

Par la disposition providentielle des choses, le progrès s'opère en même temps dans l'individu et dans la société. Le perfectionnement moral de l'individu est le point de départ aussi bien que la fin de tous les progrès. Pour employer le langage de l'ordre spirituel, le seul qui exprime avec exactitude ces hautes vérités, le salut individuel est, sur cette terre, la perfection réelle et dernière à laquelle tend l'humanité. Et c'est en poursuivant cette perfection que la liberté humaine, guidée par la Providence divine, réalise, dans les relations sociales, l'idéal d'unité et d'harmonie que Dieu a assigné pour fin à la vie collective du genre humain. Par le progrès, la société s'élève et grandit, comme l'individu, dans toutes les voies ouvertes à son activité. D'époque en époque elle réalise plus complètement, par les relations de tous ses membres, cet ordre de la justice et de la charité suivant lequel Dieu l'a constituée.

Par la bénédiction que Dieu a répandue sur l'homme, au moment même où il le plaçait dans le paradis terrestre, il lui a départi la grâce nécessaire pour accomplir le progrès : « Croissez el multipliez, remplissez la terre et soumettez-la à votre domination. » Telle est la loi d'accroissement de l'humanité, en elle-même et dans toutes ses puissances morales ; telle est aussi la loi de sa domination sur le monde matériel, par la force plus intense et mieux réglée de sa libre volonté. Cette loi embrasse donc, en même temps que le progrès moral, le progrès matériel dans ses justes limites et dans sa

nécessaire subordination vis-à-vis de Tordre moral. C'est en dilatant toutes ses puissances, par son union de plus en plus intime avec Dieu, que Thomme réalise toutes les perfections auxquelles il est srppelé sur la terre.

Le progrès ne peut être autre chose que le mouvement d'ascension de la créature libre vers la perfection de sa nature. Comme le type de cette perfection est en Dieu, et comme la distance qui sépare le Créateur de la créature est infinie, l'homme pourra se rapprocher toujours de la perfection sans y atteindre jamais, en sorte que la carrière de ses progrès sera véritablement indéfinie. « La vraie vertu, dit saint François de Sales, n'a point de limites ; elle va toujours oulre. » Mais ce progrès, bien qu'il soit indéfini en fait, n'en a pas moins, par l'essence des choses, ses conditions rigoureuses et ses limites infranchissables. Le type de perfection qui est proposé à l'homme est quelque chose de défini et de précis : c'est la nature humaine en ce qu'elle a d'essentiel et, par conséquent, d'immuable.

Par l'incarnation, cette nature nous est montrée dans sa plus sublime perfection. L'Homme-Dieu s'offre en toutes choses à notre imitation. C'est l'idéal divin mis à la portée de notre faiblesse, par les ineffables et miséricordieux abaissements du Verbe fait chair. A mesure que l'homme s'approche de cet idéal, visible et palpable dans la personne du Christ, il avance vers la réalisation de sa fin et il accomplit un progrès.

Le progrès et la décadence, le pouvoir de croître et de décroître, sont la conséquence de la redoutable faculté que possède l'homme de faire à son gré le bien ou le mal. Il lui appartient de déterminer lui-même son sort :

il dispose de soi, même pour se perdre, comme pour se sauver. Il est le maître de diminuer sa vie, en s'éloignant de Dieu par l'égoïsme, ou d'en accroître indéfiniment la puissance, en montant de plus en plus, par le sacrifice, vers le centre divin où toute vie a sa source et puise son aliment.

Quels que soient les progrès que Thumanité parvienne à accomplir, dans sa vie individuelle et dans sa vie sociale, rien ne sera pour cela changé à la nature de l'homme, ni aux lois générales de la société. Les insti*tutions exprimeront mieux la loi de justice, donnée par Dieu dès l'origine, et renouvelée par le christianisme ; les rapports des hommes entre eux porteront de plus en plus l'empreinte des idées de solidarité et de charité ; il y aura plus d'hommes vertueux et plus solidement vertueux, plus d'hommes éclairés et éclairés de lumières plus vives ; on verra briller, dans le plein éclat de la civilisation, tous les dons de force, de générosité et de grandeur, dont Dieu a enrichi Thumanité ; dans l'harmonie des relations sociales on pourra contempler cet ordre vrai de la vie humaine, qui est comme une image lointaine de l'ordre supérieur, où l'homme trouvera, sous l'œil de Dieu et à la lumière de ses perfections infinies, l'entier accomplissement de sa destinée. Mais, si merveilleux que puisse être le spectacle de la société arrivée à ce point de progrès, on y retrouvera toujours l'homme, avec le njême fond de faiblesse et de force, de vices et de vertus, qu'il nous montre à tous les âges de l'histoire.

Tout ce que l'homme peut espérer du progrès, c'est de sentir sa liberté et sa dignité s'accroître, et diminuer

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le poids des chaînes qui le tiennent courbé vers la terre Mais cette chaîne de besoins, de travaux, d'afflictions et de déceptions de toute sorte, qu'il porte depuis la sortie de rËden, il la portera jusqu'à la fin des tçmps. Sur cette terre, il ne lui sera pas donné de se soustraire à la loi de souffrance et d'expiation, dont la libre acceptation est présentement la condition première de tous ses progrès. Ce ne sera qu'en substituant la souffrance volontairement acceptée, l'expiation librement consentie, à l'expiation forcée des misères et des abaissements de la vie révoltée contre Dieu, qu'il avancera dans la voie qui le rapproche de son idéal. Les obstacles qui arrêtent l'homme, dans son travail de perfectionnement individuel et social, pourront changer de forme, mais toujours sur son chemin il trouvera des obstacles. Accomplir un progrès c'est triompher d'un obstacle. C'est en renversant les obstacles qui se rencontrent partout devant ses pas, que l'homme ouvre la voie à la civilisation.

Depuis la chute, l'homme ne peut rien que par l'effort. Tous ses progrès ont pour condition une victoire remportée péniblement sur lui-même et sur le monde extérieur. Dieu, en punition de sa faute. Ta condamné au travail dur et sans cesse renouvelé. Tout lui est obstacle, dans le monde et en lui-même. La force motrice du progrès sera donc la force qui déterminera l'homme à aborder les obstacles et à les vaincre. Celte force, c'est l'esprit de charité, qui porte l'homme à chercher Tunion avec Dieu par le sacrifice.

Inspiré et poussé par la charité, le chrétien cherche la peine comme d'autres cherchent la jouissance. Il y a en lui une passion de se renoncer, qui n'est autre chose que

la passion de posséder Dieu, passion infinie dans son intensité et dans sa durée, comme son objet même. Sous l'empire de cette passion étrange, et propre aux âges ehrétiens, on voit, de siècle en siècle, les hommes se porter d'enthousiasme vers Tœuvre la plus pénible du moment, et se prendre de préférence aux obstacles qui s'opposent avec le plus de ténacité à l'amélioration de leur condition. De là une puissance de progrès que seuls les peuples chrétiens possèdent.

Mais en même temps que la vertu de sacrifice est le principe générateur de tout progrès, elle est aussi le principe conservateur de toute civilisation. La pratique du sacrifice donne à Thomme la force de surmonter ses prospérités. Elle protège la civilisation contre un des plus graves périls qu'elle puisse courir : le péril de ramollissement des courages, et de l'enivrement orgueilleux qui accompagne toujours les grands succès. Ce péril est si sérieux, que les sociétés antiques, qui ne possédaient que très-imparfaitement l'esprit de sacrifice, ont toutes fini par y succomber. Au contraire, grâce à la puissance de la vertu chrétienne, nous avons vu la société européenne survivre aux plus terribles crises.

Dans les sociétés chrétiennes, à la force naturelle de l'homme s'ajoute la force surnaturelle de la grâce, qui suscite et entretient dans les cœurs le feu divin de là charité. C'est par les influences spirituelles de l'Eglise que se conserve en elles cette puissance de sacrifice, qui renaît sans cesse d'elle-même, et par laquelle les obstacles mêmes, en provoquant de nouveaux efforts de volonté, deviennent l'occasion de nouveaux progrès.

Le progrès s'accomplit par une bénédiction partîcu-

Hère et par une impulsion générale de Dieu sur riiunianilé. Il faut que Thomme corresponde librement à cette bénédiction, et qu'il développe dans leur unité, suivant cette impulsion, toutes les facultés de son être. C'est ainsi qu'il réalisera le développement harmonique de toutes ses puissances, duquel résulte la civilisation.

Mais l'homme peut toujours, par un usage coupable de sa liberté, rompre, en une certaine façon, cette unité de son être. En ce cas, il arrivera que, dans le temps même où il augmentera, par la faculté de croître qu'il a- reçue de Dieu, sa puissance intellectuelle, il laissera s'égarer et se corrompre la puissance maîtresse de son être, la volonté. Alors, par le développement des connaissances, la domination de l'humanité sur le monde s'étendra, et tout le côté extérieur et brillant de la civilisation sera en progrès ; mais, quant aux choses essentielles de la vie, en tout ce qui tient à la moralité, et en tout ce qui dépend de la rectitude et de l'énergie de la volonté, il y aura diminution et décadence. Or, c'est de la volonté que tout relève ; aussi, d'après le cours inévitable des choses, au bout d'un temps plus ou moins long, toutes les fois qu'il y aura perversion et affaiblissement de la volonté, la civilisation décroîtra et, de décadence en décadence, elle ira finalement s'abîmer dans une ruine universelle.

Ce n'est qu'avec le secours d'en haut que l'homme surmontera les tentations qui assiègent sa volonté. Dieu, pour nous instruire, a voulu nous donner, dans l'antiquité, le spectacle de sociétés livrées aux seules forces de l'homme. Pour que rien ne manquât à cet enseignement, ces sociétés furent comblées des dons naturels les plus magnifiques. Et voilà que la brillante civilisation,

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qui était le fruit de ces dons, va s'éteindre au milieu des corruptions que les conquêtes de Tintelligence n'ont fait qu'alimenter et servir.

Dieu alors paraît dans le monde pour relever l'humanité de sa décadence. Il lui donne, par la rédemption, le secours surnaturel qui va la fortifier contre ellemême, et l'aider à atteindre, à travers les épreuves de sa vie terrestre, les hautes destinées qui lui ont été préparées dès le commencement.

Par la ruine du monde antique, l'homme, livré à la seule force de son orgueilleuse raison, a été convaincu d'impuissance. La Providence, qui ne l'abandonne jamais, même au milieu de ses révoltes les plus insensées, lui a donné l'humilité par l'humiliation. Dieu va appeler, sur la scène de l'histoire, des peuples barbares et ignorés, qui se soumettront à l'Église, et qui fourniront, grâce à son assistance surnaturelle, une carrière de progrès dont l'antiquité n'avait pu avoir aucune idée.

L'œuvre de la rédemption se renouvelle et se continue dans le monde, sans interruption, depuis dix-huit siècles. L'Iiomme ne cesse de s'égarer et Dieu ne cesse de le rappeler à ses voies ; l'homme s'obstine à se perdre, et Dieu s'obstine à le sauver. Quelquefois c'est en se montrant, d'autres fois c'est en se dérobant à nous que Dieu nous sauve. Par moments, son esprit, qui souffle où il lui plaît et quand il lui plaît, suscite dans les âmes un de ces grands mouvements d'héroïsme chrétien qui ravissent le monde, et le ramènent, par le sacrifice, à la vérité et à la justice. A d'autres moments, Dieu laisse l'homme en proie à lui-même, afin que le sentiment de son abaissement et de son impuissance le dispose à reprendre le joug

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contre lequel son orgueil s'est révolté, et à chercher de nouveau la grandeur par l'humilité.

Par cette conduite, Dieu sauve l'humanité, tout en laissant peser, sur les sociétés particulières, les conséquences de leurs prévarications. Il ramène constamment les hommes à l'accomplissement de ses desseins provi. dentiels, sans contraindre leur liberté. Telle est, durant tout le cours de l'histoire, la marche de la civilisation. On y voit apparaître partout l'action souverainement libre de Dieu, et l'action libre de l'homme.

Les sociétés infidèles à la loi divine, et rebelles aux impulsions miséricordieuses par lesquelles Dieu les appelle à la perfection, vont se perdre dans le néant. Bientôt d'aulres sociétés prennent la place de ces sociétés tombées sous le poids de leurs fautes. Ces sociétés nouvelles, acceptant le legs de la puissance de leurs devancières, sans accepter le legs de leurs faiblesses, reprendront l'œuvre de la civilisation au point où cellesci l'avaient portée. Tant qu'elles resteront fidèles aux inspirations divines, elles ajouteront de nouveaux progrès aux progrès déjà accomplis, et approcheront toujours davantage de l'idéal de perfection que Dieu propose aux efforts de l'humanité.

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