DU BUT QUE POURSUIVENT LES SOCIÉTÉS HUMAINES
Le but yrai et la fin suprême de toute vie humaine sont au-dessus de cette terre. C'est pourquoi Ton ne peut traiter de la cité terrestre sans considérer d*abord la cité de Dieu.
Rappelons ici des faits et posons des principes. Ce sont des faits palpables et des principes évidents ; mais, de nos jours, on dénature tous les faits et on conteste l'évidence.
L'homme ne tire pas de lui-même sa félicité, il faut qu'il aille la chercher en Dieu. L'Être qui existe de soimême peut seul trouver en soi-même sa fin et le bonheur qui accompagne la possession de cette fin. C'est en se renonçant lui-même pour se donner à Dieu, par un amour sans bornes et sans réserves, que l'homme trouve la perfection et le bien, objets de toutes ses aspirations. « La vertu n'est vraie, dit saint Augustin, qu'autant que tous ces biens dont elle use bien, que toutes ses actions dans le bon usage des biens et des maux, elle les rap-