‹ Les lois économiquesChapitre 195 sur 239 · CHAPITRE XVIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVIII

que leur point de départ étant plus avancé, nous sommes forcément restés en arrière.

Des recherches sérieuses sur cette question prouveraient, nous en sommes certain , que la proportion entre notre industrie et celle des Anglais , entre notre agriculture et l’agriculture britannique, pouvait il y a trois quarts de siècle être exprimée par les mêmes chiffres qu’aujourd’hui. C’est donc à tort que la plupart des législateurs ont voulu séparer les intérêts de l’agriculture de ceux du commerce et de l’industrie ; c’est à tort que certains publicistes ont cru voir un antagonisme et une opposition inconciliable entre les causes de la prospérité agricole et celles du succès de l’industrie • car il y a plus qu’harmonie, plus qu’accord parfait ; l’existence simultanée de l’industrie et de l’agriculture est la condition de leur réussite.

La mise en application des prescriptions de la loi économique de la division du travail ne peut être une cause de souffrances ou de ruine, elle ne peut que déterminer le progrès.

Ce que nous venons de dire, en effet, sur l’agriculture , nous devons le dire pareillement du commerce et de l’industrie. La source la plus certaine et la plus féconde de leur prospérité,

L’AGRICULTURE

c est la prospérité des populations agricoles. Ce sont les millions de cultivateurs qui habitent les ! champs qui sont les meilleurs clients des industriels urbains, de même que ceux-ci sont les consommateurs pour lesquels travaillent les agriculteurs.

La loi économique, qui fait sortir le progrès de l’emploi des forces latentes naturelles, s’applique à l’agriculture comme à l’industrie.

La prospérité d’une industrie, soit agricole, soit manufacturière, se révèle par l’augmentation des produits et la diminution du nombre de bras qu’elle emploie.

Il résulte de là que plus une exploitation agricole livre de produits relativement au nombre j de bras qu’elle occupe, et plus cette exploitation est gérée selon les vrais principes d’économie , politique, plus elle est prospère. C’est ce qui res- • sort, du reste, de la comparaison que nous pouvons faire de l’agriculture en France et en Angleterre.

L'a population anglaise étant partagée à peu près par moitié en agricole et industrielle, l’agriculteur anglais, qui produit 200 et qui consomme 100, trouvera acheteur pour 100 qui lui ! reste* la situation n’est pas la même pour le euh j

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