‹ Les lois économiquesChapitre 201 sur 239 · CHAPITRE XVIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVIII

toutes les choses qui peuvent satisfaire ces mille besoins, la culture doit devenir industrielle pour que son produit net soit au niveau des revenus provenant des autres branches du travail. Les productions les plus communes du sol veulent être tirées des contrées les moins avancées et obtenues en échange des produits d’une agriculture plus savante ou d’une industrie plus habile que celle des peuples purement agricoles.

C’est vouloir maintenir l’agriculfure dans une voie qui peut lui devenir funeste que de l’encourager par des subventions, des primes, des protections et des prohibitions, à étendre et développer encore la production de tel ou tel genre de denrées.

L’agriculture est donc une industrie comparable de tout point à celle de la navigation ou de la production manufacturière dans toutes ses branches ; sa prospérité dépend de causes toutes semblables à celles qui déterminent le succès des autres branches de travail. Il n’y a entre les nombreuses divisions du labeur humain ni antagonisme, ni opposition, ni diversité d’intérêts. Elles prospèrent toutes les unes par les autres, elles souffrent toutes du malaise qui peut atteindre Tune ou l’autre, elles sont en un mot solidaires et harmoniques.

L’AGRICULTURE

L'agriculture est loin de faire exception à cette règle, car c’est par le travail de la terre que l’homme a inauguré l’œuvre de ses bras ; la loi économique de la division du travail a seule engagé une partie du genre humain à abandonner la culture des terres pour s’adonner à des occupations industrielles, et il serait étrange que ces occupations, dont la raison d’être se trouve dans l’accroissement du bien-être de l’agriculteur comme dans la plus grande prospérité du travailleur industriel, fussent contraires et hostiles aux vrais intérêts du cultivateur ! ce serait le renversement de toute logique, la négation du bon sens et du sens commun.

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