‹ Les lois économiquesChapitre 38 sur 239 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

d’hui les marteaux ou pilons à vapeur de Nasmyth, les aiguilles d’une grue -hydraulique ou les touches d’un télégraphe électrique !

Ces inventions de toute nature, cet assujettissement à l’homme des forces naturelles, telles que l’élasticité, la pesanteur, l’électricité, la dilatation des liquides et d’autres encore, ont accru dans une immense proportion la puissance productive de l’homme. C’est à l’emploi du capital, comme nous le verrons plus loin, que nous sommes redevables de cet accroissement de forces.

Et il y a encore cela de remarquable que l’humanité tout entière jouit gratuitement des avantages incalculables que retirent les sciences et l’industrie de l’emploi de ces forces domptées. L’application des forces résultant de la dilatation des corps, comme l’emploi de la vapeur en qualité de puissance motrice, n’a pu avoir lieu sans l’aide que nous a fourni le capital, mais cet aide ne lui a donné aucune prépondérance indue.

Ce n’est pas le capital, en effet, qui a profité de l’économie de force musculaire que l’humanité a réalisée, c’est l’universalité des consommateurs, et la preuve de ce fait se trouve dans

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