‹ Les lois économiquesChapitre 43 sur 239 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

sence du capital, si ces doubles foi ces 11e font i pas complètement défaut, elles sont du moins à peine sensibles. C’est pour cela qu à mesure i que le capital s’accumule, de nouveaux moyens r de production sont inventés et viennent faciliter la satisfaction de désirs, de goûts et de besoins ; qui, autrement, resteraient toujours inassouvis.

Le développement donné aux forces latentes delà nature par l’emploi du capital, ne profite , pas seulement au possesseur du capital em- | ployé. Les avantages qui résultent de l’usage des agents naturels se répandent universellement et gratuitement sur tous : quelques exemples le démontreront pertinemment.

Qu’un capitaliste emploie une partie de ses épargnes à faire construire un moulin a vent, le I seul profit qu’il retirera de cette entreprise sera ! d’abord la juste et modique rémunération du \ capital employé, soit l’intérêt de son argent; et i nous disons que cette rémunération est juste, i parce qu’elle n’est que le profit quil est en ) droit de retirer du travail antérieur formant ce I capital; il prélèvera ensuite la compensation de ! son travail de tous les jours, mais il ne demandera au consommateur de ses produits rien, absolument rien, pour Y agent naturel qu il a

LE CAPITAL

appelé à son aide, le vent, force motrice qui fait tourner la meule. Cette force motrice ne dépense rien, ne coûte rien et, par conséquent, n est pas rémunérée.

Certains publicistes ont contesté au capital, non pas le droit d’évoquer ainsi dans l’intérêt généial les forces gratuites de la nature, mais celui d’être rémunéré comme l’est toujours le travail. C’est que nous sommes déjà un peu loin de l’état primitif, dans lequel l’homme ne connaissait guère que la force de ses bras, et, qu accoutumés aux bienfaits que répand le eupital partout où il s’accumule, nous perdons de vue son origine et son action, nous ne voulons pas nous rappeler qu’il n’est autre que la représentation de travaux antérieurs, nous ne voulons pas voir qu’il aide à multiplier les produits d’une manière merveilleuse.

Mais qu’un capitaliste aille fonder dans les vallées de l’Algérie un moulin qui emprunte la force hydraulique éparpillée dans les (lots d’un cours d’eau torrentueux, et vous verrez si les femmes arabes ne regarderont pas cette intervention du capital comme un bienfait inappréciable. Allez demander dans les gourbis si le capitaliste profite seul des avantages que procure)

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