‹ Les lois économiquesChapitre 65 sur 239 · CHAPITRE Y · texte numérisé non relu

CHAPITRE Y

la merci du patron : le patron est le maître absolu du taux des salaires • il est seul à donner du travail. Mettez dans la même province dix fabriques, mettez-en cent, et la position du travailleur s’améliore; il devient indépendant, il peut choisir l'usine ou le patron chez lequel il louera son temps, son activité, son talent et ses forces.

Supposez mille usines, et l’indépendance du travailleur est complète ; la concurrence que se feront les maîtres pour obtenir l’aide de ses bras, lui assurera le prix le plus élevé qu’il est possible de donner à leur labeur.

Voyez si les travailleurs les plus nombreux, les cordonniers, les maçons, les charpentiers, les peintres, les forgerons, ne sont pas et les mieux rémunérés relativement à la valeur de leurs produits, et ceux qui sont le plus indépendants du mauvais vouloir du maître.

Faites donc que le capital soit libre et s’accroisse, non pas par des moyens factices et éphémères, mais par le jeu régulier du travail et de l’échange, et la condition du travailleur manuel ou intellectuel deviendra meilleure chaque jour, car chaque jour le taux de son salaire s’élèvera.

Il résulte donc des principes que nous avons

1E SALAIRE

posés que sous l’empire de la liberté du travail, du capital, du crédit et de l’intelligence, le produit du travail doit s’accroître et le taux du salaire doit s’élever parallèlement, et que le coût des produits s’abaissant progressivement la condition du travailleur s’améliore dans une double proportion, car recevant davantage il peut, avec une moindre somme, se procurer un bien-être toujours croissant.

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