QUATRIÈME CHAPITRE
§ 59. — Les masses des atomes sont à peu près égales entre elles, mais elles ne sont pas d'une égalité absolue.
Leurs quantités do mouvement sont en rapport de leurs masses.
Preuve. (Voyez § 43.) — L'égalité absolue équivaut à l'identité absolue; or nous avons déjà démontré que l'identité absolue est une pure fiction mathématique, impossible à réaliser pour les points matériels, à moins de vouloir les réduire à des points mathématiques, ce qui constitue un non-sens, toujours d'après nos preuves antérieures.
Gomme nous avons démontré (§ 39) que dans la matière cosmique à son état primordial la vitesse des atomes est la même, il en résulte qu'à l'origine
les quantités de mouvement des atomes sont en rapport de leurs masses, comme nous l'avons d'ailleurs démontré toujours dans le même paragraphe.
§ 60. — De deux atomes à égale vitesse qui s'entre-choquent, celui qui a moins de masse a, après chaque choc, une plus grande vitesse que celui qui a plus de masse ; d'où il résulte que les atomes qui ont plus de masse arrivent à être plus rapprochés les uns des autres que ceux qui en ont moins.
Preuve. — Soient A et A' les deux atomes considérés, soient m et m leurs masses dont m <Cm^ et soit V leur vitesse commune. Avant le choc, leurs quantités de mouvement sont mv et mv dont mv <^7nv.
Après chaque choc d'une série complète qui répond à tous les angles depuis 0° jusqu'à OO"*, l'a-