‹ Les lois fondamentales de l'universChapitre 23 sur 36 · LA ME · texte numérisé non relu

LA ME

Il en rèsiilte ([uo la mort du rorps if entraîne pus nécessairement celle de l'dnie.

Reinar((ne. — Observons aussi que le développement de l'Ame n'est pas parallèle à celui du corps, car on voit des enfants ayant des âmes nobles et des adultes ayant des Ames basses.

Observons enfin que chez les vieillards l'Ame ne tombe pas en décrépitude avec le corps. Au contraire, tant que l'homme se trouve à l'état normal, bien que son corps s'affaiblisse avec l'âge, la force de son âme reste inaltérable.

C'est là encore une preuve frappante que l'Ame est indépendante du corps et qu'elle ne dépérit pas avec le corps. Ainsi, tandis que le corps dépérit et meurt, l'âme conserve les qualités morales qu'elle a acquises pendant sa vie terrestre.

§ 148. — L'âme, pour se fortifier, doit exercer sa volonté, et pour s'ennoblir, elle doit employer sa volonté à réaliser son idéal.

Preuve. — Il est démontré en physique que l'élasticité d'un corps diminue si elle n'est pas exercée, et qu'au contraire elle augmente si elle est exercée dans les limites déterminées par la cohésion de ses parties.

Il en est de même de l'âme qui, de tous les corps de l'Univers, est le corps le plus élastique (s; 111),

ce qui lui donne précisément, vis-à-vis de la pression de rÉther, cette grande sphère d'action et de volonté/

Il en résulte que l'àme qui ne fait pas usage de sa volonté, qui ne l'exerce pas, arrive à être faible, et l'individu a alors un caractère mou et sans initiative. Il en est tout le contraire de Tâme qui exerce sa volonté ; elle devient forte, et l'individu a un caractère résolu et plein d'initiative.

Mais, pour l'ennoblir, il ne suffit pas à l'âme de se fortifier, car un brigand a aussi une âme forte.

Pour s'ennoblir, l'âme doit employer la force de sa volonté à aspirer au bien et à réaliser son idéal (§ 146). C. q. f. d.

§ 149. — L'Éther forme, par nécessité géométrique, le monde physique par les impulsions qu'il imprime à la matière pondérable, et le corps étliéré qui constitue l'âme régit par sa volonté le monde moral et a sur le monde physique une action proportionnelle aux connaissances humaines.

Preuve. — Dans les Chapitres du Mouvement^ de la Gravitation et de VEther, nous avons démontré que l'Éther forme, par nécessité géométrique, le monde physique par les impulsions qu'il imprime à la matière pondérable.

Le corps éthéré qui constitue l'âme régit par sa

volonté le monde moral, car les lois qui gouvernent les sociétés humaines ne découlent pas des appétits et des passions du corps humain, qu'elles sont au contraire appelées à refréner, mais elles découlent de la volonté de faire régner lajustice dont nous donnons la base dans le Chapitre suivant, où nous traitons de y Ordre Moral.

Enfin la volonté de l'homme a sur le monde physique une action proportionnelle aux connaissances humaines. Bacon a dit avec raison : « L'homme, au- « tant il sait, autant il peut. »

Non seulement l'homme peut modifier l'aspect d'un continent en perçant des isthmes comme ceux de Suez et de Panama, ou en introduisant la mer dans les déserts de l'Afrique, comme on veut le faire, mais il peut, dans la mesure de ses connaissances, modifier au gré de sa volonté môme les organismes vivants. Les résultats obtenus par les éleveurs en sont une preuve.

L'homme peut aussi modifier et améliorer sensiblement son propre organisme, non seulement sous le rapport intellectuel et moral, mais aussi sous le rapport physique. Pour s'en convaincre, il suffit de considérer les résultats obtenus par un emploi rationnel des exercices gymnastiques.

Enfin, à mesure que les connaissances humaines gagneront en étendue, la sphère de ces modifications

deviendra de plus en plus considérable à l'aide de la Néogénésie produite par la Tératologie, science qui n'est encore qu'à l'état embryonnaire et dont l'avenir pourra seul dévoiler toute l'importance.

g 150. — Les corps éthérés que nous appelons dmes sont formés, comme tous les objets de l' Univers, par la pression de l'Éther suivant les lois de l'espace, c'est-à-dire par nécessité géométrique.

Preuve. — Toutes nos démonstrations antérieures prouvent ce fait. On n'a d'ailleurs qu'à considérer les figures de Plateau pour voir comment les lois de l'espace produisent les formes des objets par la pression et les impulsions de l'Éther.

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