SPÉCIFIQUE
par rapport à l'eau.
LA MATIERE. 9o
§ 36. — Notre planète, la Terre, est composée de 3 269,2 quadrillions de trentillions d'atomes.
Preuve: — Nous avons démontré (§ 19) que la masse iiit de la Terre est :
(1) ?72/ = 5923130555,2 myriamètres cubes d'eau.
En réduisant les myriamètres cubes en millimètres cubes, on a :
(2) mi = 5923 130 555,2 X 10'^^ millimètres cubes d'eau.
Nous avons démontré (§ 27) que dans 1 milli-
1 0^*^ mètre cube d'eau il y a ^^ ^^ atomes.
Par conséquent, en désignant par Nt le nombre d'atomes qui composent la Terre, on a :
(3) Nt- 5923 130555,2 XlO^^Xj^^atomes.
En effectuant les calculs, on obtient :
(4) Nt = 3 269196 x 10'^^ ou bien :
Nx = 3269,2x 10^'' atomes.
§ 37. — Notre Système Solaire est composé de 1 162 sextillions de trentillions d'atomes.
Preuve. — Nous avons démontré (§ 19) que la masse M^ de notre Système Solaire est :
(1 ) Ms = 2 1 03 1 65 329 700 672, 1 36 myriamètres cubes d'eau.
En réduisant les myriamètres cubes en millimètres cubes, on a :
(2) Ms = 2103165329700672,136 X 10'^^ millimètres cubes d'eau.
Nous avons démontré (§ 27) que dans 1 milli-
1 0"*" mètre cube d'eau il y a . . , atomes.
Par conséquent, en désignant par Ng le nombre d'atomes qui composent notre Système Solaire, on a :
(3) Ns-210ol65329700672,136xlO^'X|^^-
En elFectuant le calcul, on obtient :
(4) N« = 1161919267971,44x 10^'^ ou bien :
N^.= 1162xlO'-Vitomes.
§ 38. — Dans notre horizon télescopique, ayant le volume d'une sphère dont le diamètre est parcouru par la lumière en 300G000 ans, avec une vitesse de 300000 kilomètres par seconde, il y a 93 nonillions de trentillions d'atomes condensés en 80 millions de systèmes solaires et 93 nonillions de trentillions d'atomes restés à l'état d'Ether.
Preuve. — Nous avons démontré (i; 19) que le volume de notre horizon télescopique est une sphère dont le diamètre est parcouru par la lumière en 3 006 000 ans et que dans cet horizon télescopique il y a 80 millions de systèmes solaires, chacun d'une masse égale à celle de notre Système Solaire, pris pour terme moyen. Par conséquent, en désignant par Nhz le nombre d'atomes qui composent les 80 millions de systèmes solaires de notre horizon télescopique et par Ng le nombre d'atomes qui composent notre Système Solaire, on a :
(1) Nhz = NsX8x10\
En mettant dans l'équation (1) la valeur de Ng déterminée au § 37, formule (4), et en effectuant les calculs, on obtient :
(2) Nhz = 9 295,3o2x10^-^^ ou bien :
Enfin nous avons démontré (§§ 20 et 22) que, dans notre horizon télescopique et dans l'Univers entier, le nombre d'atomes restés à l'état d'Éther est toujours égal au nombre d'atomes condensés en Corps Célestes.
Puisque nous venons de démontrer dans ce paragraphe que le nombre d'atomes condensés en Corps Célestes dans notre horizon télescopique est de 93 X 10^"^, il en résulte que le nombre d'atomes restés à l'étrft d'Éther dans ce même horizon est aussi de 93 X 10'^^ C. q. f. d.
Première remarque. — Dans ce Chapitre, nous avons démontré d'abord la raison d'être géoméÉrique des atomes qui constituent la matière.
Ensuite nous avons déterminé la densité de l'Éther en nous servant de la masse de la Terre, de la masse de notre Système Solaire, et du nombre d'étoiles contenues dans notre horizon télescopique, et nous avons démontré que dans l'Univers il y a autant d'atomes à l'état d'Éther qu'il y en a de concentrés en Corps Célestes, ce qui constitue la raison de l'équilibre de l'Univers.
De la densité de l'Éther, de l'amplitude de l'onde lumineuse, de la vitesse de la lumière et du nombre de ses vibrations par seconde, nous avons déduit la distance normale de deux atomes voisins de l'Éther. Ayant déterminé cette distance, nous en avons dé-
diiit le nombre d'atomes qu'il y a dans un volume quelconque d'Éther.
Connaissant ce nombre ainsi que la densité de TEther par rapport à Feau, nous avons déduit le nombre d'atomes contenus dans un volume quelconque d'eau.
A l'aide de ce nombre et des densités connues des diftérents corps par rapport à l'eau, nous avons établi le moyen de déterminer les masses des différents corps d'une manière absolue, c'est-à-dire le nombre d'atomes qui les composent.
Enfin, après avoir trouvé toutes ces valeurs, nous avons déterminé le nombre d'atomes dont sont composés notre planète la Terre, notre Système Solaire et toutes les étoiles de notre horizon télescopique ; par conséquent, nous avons déterminé leurs masses d'une manière absolue.
Deuxième remarque. — Il est regrettable pour le progrès de l'esprit humain que les hommes, au lieu d'aller au fond des choses, ont eu souvent recours à des sophismes et se sont payés de mots.
Nous aurions beaucoup à faire si nous devions énumérer toutes les erreurs qui ont été ainsi commises. Nous ne perdrons pas notre temps à le faire. Nous en énumérerons cependant quelques-unes qui sont arrivées à l'état de préjugés pour certains esprits.
Notons d'abord la distinction, très usitée en philosophie, entre l'homme comme sujet et le monde comme objet. Une fois cette distinction admise, on a fait un pas de plus, et on a dit que les perceptions du sujet pouvaient parfaitement ne pas lui montrer les objets tels qu'ils sont réellement. Enfin, en continuant dans cet ordre d'idées, on en est arrivé à supposer que voir les objets dans l'espace n'est qu'une manière subjective de les voir, et que l'espace lui-même peut ne pas exister en réalité.
Parallèlement à ces erreurs, il s'en est établi encore d'autres qui en dérivent plus ou moins directement.
Ainsi, on a soutenu que les points matériels eux mêmes n'existent pas, qu'il n'y a que des points dynamiques, et enfin on en est arrivé presque à supprimer le monde et ses objets, parce que le sujet était incapable de pénétrer et de saisir la véritable manière d'être de l'Univers.
Quelle triste procession d'erreurs!
Ainsi, la distinction entre le sujet et l'objet, comme constituant deux natures différentes, est une distinction contraire à la réalité.
En effet, quel est le sujet en question? Un homme, c'est-à-dire un objet, comme tous les autres objets qui l'entourent.
Oue sont ses perceptions des autres objets?
Des chocs comme ceux qui ont lieu entre ces objets eux-mêmes.
Ces chocs sont immédiats comme dans le toucher, dans le goût et dans l'odorat, où notre corps perçoit par le contact direct le nombre de vibrations des atomes des corps que nous touchons, que nous goûtons ou que nous sentons. Les chocs nous sont transmis par Tintermédiaire de l'air ou d'un autre milieu dans le son et par l'intermédiaire de TÉther nous recevons comme lumière les chocs des corps qui se trouvent de nous à des distances immenses.
Ainsi, tout ce qui se trouve dans l'Univers, ce sont des objets et leurs relations sont toujours des chocs entre ces objets. Nous verrons dans le Chapitre suivant les lois géométriques de ces chocs; elles sont inflexibles comme toutes les lois mathématiques et de ce que tel objet s'appelle Pierre ou Paul, ces chocs n'en sont pas moins les mêmes et ces lois restent toujours des lois géométriques et mécaniques qui ne varient pas d'un objet à un autre, mais qui sont les mêmes pour l'Univers entier. Par conséquent, les perceptions nous mettent en relation directe avec les objets et nous les montrent tels qu'ils sont réellement. Le bon sens de l'humanité le lui a toujours dit et c'est appuyée sur ce bon sens que l'humanité vaque à ses affaires et à ses plaisirs. Il a fallu toute une série de sophistes pour
mettre en doute ce bon sens, et cela leur a été relativement facile parce qu'on n'a pas su jusqu'à présent opposer à leurs divagations des démonstrations géométriques.
L'humanité, tout en ne connaissant pas ces raisons scientifiques, a cependant toujours fait justice de ces sophismes par son simple bon sens; elle en a ri, et c'est ce qu'elle avait de mieux à faire.
Que dire maintenant de cette autre énormité qui tend à nier l'existence de l'espace? Scientifiquement parlant, il faut renvoyer ceux qui ont cette tendance aux démonstrations mathématiques que nous avons données de l'existence de l'espace; physiologiquement parlant, on doit reconnaître que leur jugement est faussé.
Il en est de même de la supposition qu'il n'y a pas de points matériels dans l'Univers, mais seulement des points dynamiques.
Nous avons démontré géométriquement qu'il y a des points matériels, nous démontrons de même dans le Chapitre suivant que ces points matériels sont aussi des points dynamiques, puisqu'ils sont animés de quantités de mouvement très considérables. Mais imaginer des points dynamiques sans points matériels, non seulement c'est une supposition gratuite dénuée de toute démonstration, mais c'est un non-sens dans toute la force du terme, car
jamais un esprit sain ne comprendra qu'un mouvement soit attribué à un point si ce point n'est pas matériel, par la simple raison que ce qui n'est pas matériel n'est pas susceptible de se mouvoir. D'ailleurs voici une démonstration mathématique évidente de ce fait :
Tout mouvement d'un objet quelconque est constaté en mécanique par la quantité de mouvement de cet objet, c'est-à-dire par sa masse multipliée par sa vitesse. Si vous réduisez à zéro l'un des deux facteurs, la masse par exemple, le produit devient nul et vous n'avez plus de mouvement dans l'Univers.
Enfin on nous dispensera de rappeler toutes les élucubrations par lesquelles on a tenté de nier la réalité du monde, et cela parce que ceux qui ont cherché la véritable manière d'être de l'Univers ont été incapables de la trouver : il suffit de leur faire la même réponse qu'à ceux qui ont nié l'existence de l'espace. Ce que ces sophistes avaient de mieux à faire, c'était de reconnaître leur impuissance, mais non de mettre en doute la réalité du monde, parce qu'ils étaient incapables de la démontrer. En agissant ainsi, ils auraient au moins conservé leur bon sens qui est un bien précieux et ils n'auraient pas encombré la philosophie, et même les différentes branches des sciences exactes, d'idées absurdes.
Dans ses aberrations, l'esprit humain est allé jusqu'à considérer même les lois mathématiques et géométriques comme une manière subjective de voir de l'homme, et qu'en définitive on pourrait tout aussi bien considérer les choses autrement. D'abord c'est une supposition gratuite, dénuée de toute démonstration, comme toutes celles que nous avons déjà réfutées plus haut, et nous défions ceux qui avancent de pareilles propositions, de les démontrer.
Ainsi, le volume d'une sphère diminue en raison du cube du rayon, tandis que sa surface ne diminue qu'en raison du carré de ce rayon. Voilà une loi absolue, éternelle et qui est la cause dernière et effective d'une immense quantité de phénomènes des plus importants dans l'Univers. Pouvez-vous changer cette loi, basée sur des démonstrations géométriques immuables? Non, vous ne le pouvez pas. Vous pouvez tout au plus déguiser cette loi en l'exprimant d'une autre manière, mais au fond la loi sera toujours la même. Mais du moment où cette loi est immuable et absolue, vous n'avez pas le droit de dire que c'est une simple manière subjective de voir les choses, et qu'on pourrait aussi les voir autrement.
Même dans l'étude élémentaire de la géométrie, dans l'enseignement des écoles, on a introduit l'er-
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reiir que la géométrie a besoin de certains postnlata pour établir son édifice. Or c'est une erreur fondamentale, car toutes les démonstrations géométriques doivent aboutir en dernier lieu à une identité telle que « = a.
Ainsi, par exemple, la démonstration que la somme des trois angles d'un triangle est égale à deux angles droits, aboutit toujours à une identité; car, si l'on trace une parallèle à l'un des côtés d'un triangle par le sommet opposé, on voit que les trois angles autour de ce sommet sont les mêmes que les trois angles contenus dans le triangle. 11 en est de même de toute autre démonstration géométrique qui doit toujours être ramenée à une identité. Or une identité n'est pas un postulatum, c'est l'évidence même : donc c'est la vérité absolue.
Pour ceux qui seraient tentés de donner un créateur aux lois géométriques, il suffit d'attirer leur attention sur cette dernière vérité, à savoir : que la raison d'être de toute loi géométrique est l'identité mise en évidence par la démonstration, que par conséquent les lois géométriques existent nécessairement par elles-mêmes, et qu'elles ne peuvent ni être créées ni être anéanties.
Il en résulte qu'aucun géomètre ne peut faire une loi géométrique : puisqu'elle existe par ellemême, il ne peut que la constater.
Nous démontrons d'ailleurs dans le Chapitre VII que la seule Divinité réelle, c'est Vidée Absolue, qui est l'ensemble des lois de l'espace et qui réunit tous les attributs suprêmes que la foi prête à la Divinité.