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Traité de biologie, chap. vu. Paris, F. Alcan

2. Voy. Les limites du connaissable , 2» édVl. \%^. ^m^,Y. K\^%.Ti»

Cette biologie préliminaire n'est pas toute la biologie. Elle est tellement générale qu'on pourrait la faire tout entière sans avoir jamais vu un être vivant^ sans en avoir étudié une seule forme spécifique précise, uniquement en connaissant les phénomènes de multiplication et de variation. Mais si elle est si générale, c'est qu'elle ne serre pas les faits de près ; il sera nécessaire d'étudier maintenant les êtres vivants comme nous avons étudié les mouvements, la chaleur, la lumière et la chimie ; et il sera très utile d'avoir étudié auparavant toute la physique et toute la chimie à moins qu'on se borne à faire de ïàistoi?r naturelle descriptive, comme font les botanistes et les zoologistes. Si Ton s'en tient à l'aphorisme « il n'y a de science que du général », Ton devra, pour fonder la science de la vie, se proposer de trouver tout ce qui est commun à l'ensemble des êtres vivants, tout ce que Von pourra raconter dans les 7nêmes termes au sujet de n'importe qitelle espèce vivante; c'est la définition de la Biologie.

J'ai publié Tannée dernière un traité de Biologie dans lequel j'ai établi, non seulement les questions générales de la Biologie préliminaire, mais aussi un certain nombre de questions plus spéciales; pour quelques-unes de ces questions, j'ai dû me borner à poser le problème en termes précis ; pour d'autres j'ai essayé de tirer des conclusions raisonnées des travaux des histologistes et des physiologistes et j'ai même été conduit à proposer des modèles du même ordre que ceux de la théorie atomique, par exemple pour les phénomènes sexuels qui paraissent se rapprocher des phénomènes d'ionisation^ et pour la constitution progressive des espèces par fixation des races stables. Mais ce ne sont là que des modèles rendant le langage commode et je ne les ai proposés qu'à titre provisoire; ils m'ont permis du moins d'appliquer aux phénomènes de la vie un langage unique. C'est pour cela

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