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LA BIOLOGIE, MÉGANIQUE DES SCIENCES NATURELLES

que je me permets de dire que la Biologie est aux sciences naturelles ce que la mécanique générale est aux sciences phjsiques. Définie ainsi, la Biologie est vraiment une science à part, tandis que, dans le langage courant, on a rhabitude de comprendre dans la Biologie, toute la zoologie, toute la botanique, toute la physiologie ; et alors le mot Biologie ne fait que remplacer l'expression plus ancienne de sciences naturelles.

Je crois 1res utile de montrer, par une comparaison précise entre le phénomène de -la vie et un phénomène de la chimie des corps bruts, comment on peut établir un langage général dans les sciences naturelles aussi bien que dans les sciences physiques ; je prendrai pour exemple les flammes que Ton compare si volontiers aux êtres vivants dans le langage vulgaire et cela me permettra de montrer, avec plus de netteté, qu'il n'y a, en Biologie, rien de statique; il n'y a pas de vie extemporanée ; la vie est une transformation.

Mais je ne veux pas interrompre la série des études cantonales dont il nou^ reste à faire la dernière et la plus curieuse peut-être, celle du canton interne^ du canton du sens intime^ du moi en un mot. Je renvoie donc à la fin du livre l'étude comparative de la flamme et de la vie. J'y joindrai une autre étude biologique, faite à un point de vue nouveau, au sujet d'expériences récentes, sur les rapports de l'hérédité et de l'éducation, et enfin je montrerai, à propos de discussions qui se sont élevées il y a peu de temps, le danger des définitions imprécises, comme celle du mot aliment. Ces trois études formeront donc Tappendice de cet ouvrage que je dois terminer maintenant par des considérations sur les phénomènes du canton du sens intime.

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