II
confessé leurs fautes à riiiéroplianle (i), et jure, devant Dieu, de n'y plus retomber, étaient purifiés par l'eau, le feu et l'air j et rentraient en grâce avec eux-mêmes, comme avec l'univers.
Des pratiques analogues se retrouvent chez les Juifs. La confession et IVxpiation sont expressément ordonnées par le chapitre 16 du Lévitique (2). Il y est dit, à propos du houe émissaire , que le grand prêtre « mettant les 35 mains sur la tête de cet animal , confessera 33 toutes les iniquités , toutes les offenses, tous ■>■> les péchés d'Iraëlj qu'il en chargera la tête 55 de ce bouc, que l'on chassera après au dé- 35 sert. 55
Les choses se sont à peu près passées ainsi en France, lors de la proscription souscrite par Fouché, à cette différence près , que cette fois là c'est Israël qui a expié les péchés du bouc.
(OC'estainsi que senommait leprêtre qui présidait aux iHYstôres d'Eleusis 5 il présidait aussi aux mystères de quelques autres temples de la Grèce. A. I.
(2) Nom du troisième livre du Pentatcxiquc.
( 243) Celte confession regardait tout le peupler Quant à la confession des particuliers , ce n'est pas dans la loi de Moïse qu'elle est déterminée, mais dans la Mishna , autre recueil de lois juives. Elle se faisait en mettant la main sur un veau et s'appelait la confession des 'veaux.
Par un autre mode de confession , un pécheur juif recevait irente-neuf coups de fouet de son confesseur, lequel à son tour recevait trente-neuf coups de iouet du confesse. Cette représaille , même entre cadioliques, ne serait souvent qu'une doul)le justice. Qui n'y applaudirait, par exemple, s'il la voyait s'établir entre le géograplie M. -B et le
greffier Z)wr .?
Mais un confessionnal ne leur est-il pas ouvert par notre religion même ?
C'est là, dit la chronique, queikr. Duc...,, las d'être aussi mal avec lui-même qu'avec tout le monde, est allé déposer le paquet un peu lourd qu'il avait rapporté de Lyon , en 1794 ; paquet qui, semblable à la boule de neige , ne s'était pas allégé en voyageant. On ne peut l'en blâmer : mais pourquoi l'époque où il s'est
réconcilié avec lui-même, est-elle celle où il s'esi brouillé avec tout le monde? L'abbé Frevssinous a pu lui ordonner d'écrire pour ses péchés , mais non pas pour les nôtres.
M. M....-B , quia toujours aussi la télé
près du bonnet y est tombé dans la même erreur piir sa conversion. Jamais on ne l'a vu si hargneux que depuis qu'il croît en Dieu et qu'il apprend le pater : ce qui lui est nécessaire pour gagner son pain quotidien. Il nous punit aussi de ses péchés.
Les deux pénilens ressemblent, aux grâces près , à ces deux dames qui, après avoir passé joyeusement le carnaval , et voulant expier pendant le carême leurs nombreuses fredaines, prirent le parti de Jaire jeûner leurs gens.
Ce n'est pas ainsi qu'on obtient l'absolution. Elle n'est due qu'à Pexpiation, et il n'y a pas expiation quand il n'y a pas de réparation. Honnêtes gens, commencez par faire autant de bien à l'humanité que vous lui avez fait de mal, et l'on pourra croire à la sincérité de votre repentir.
C'est en renversant les autels de la Diane de Tauride , c'est en abolissant les sacrifices humains qu'Oreste obtint le pardon d'un crime qui scniblait irrémissible. Méditez cette
leron^ vous tous qui, à l'exemple de M. Duc..'.,, sans pitié pour cette pauvre révolution par laquelle seule vous êtes sortis du néant, neles pas moins que Oreste , assassins de votre mère !