SUR LE TABLEAU DE M. DAVID
^.EPP.ESE^•TA^T
LES ADIEUX DE TÉLÉMAQUE et D'EUCHARIS.
Les voilà réunis ; tremble sage Mentor (i) ; Eucharis est trop belle et son amant trop tendre.
Télémaque a beau s'en défendre , Vénus , Vénus triomphe, et Minerve aura tort.
Pardonne , à Sagesse éternelle , Pardonne de mes sens l'involontaire essor ; Dans ces traits où la honte au délire se mêle ,
Un rayon divin étincelle , .
Ton flambeau sacré brûle encor.
Mais j'admire Eucharis , sa douleur m'intéresse , De son amant j'excuse et partage l'ivresse ;
(i) Ces vers ont été composés à Gand , par M. J. F. A. Pire ; je ne les insère dans ce volume que pour faire suite à l'article précédent cjui traite sur le même sujet. Ces vers, ainsi que ces articles, ont été imprimes dans le Vrai- T^ibéral. A I.
Entre deux passions balançant à mon tour , Mon âme est tonte h la Sagesse , Et mon cœur est tout à l'Amour ;
Je languis avec lui , ]£ m'élève avec ellej Qui donc peut m'agiter ainsi ?
Ah! je le vois enfin , c'est l'art divin d'Appellcj
ÏI enchante à mes y«nx une tt)ilc immortelle , Et David seul triomphe ici.
iî.