A MON AMI
Air : Vous souvient-il â'une prairie ?
Noble proscrit , dans ta retraite , Tu vois les fleurs et les ruisseaux; Et lorsque ta lyre est muette , Tu peux dormir au bruit des eaux.
Quand tu t'éveilles , du Zéphire , Tu sens l'haleine et la fraîcheur ; Moi seul , je languis, je soupire, Loin d'un ami.... loin du bonheur.
Sous tes fenêtres , Philomèle Cadence ses doux chants d'amour j Auprès de toi la tourterelle , Roucoule tout le long du jour.
L'écho charmé vient te redire Les champs joyeux de l'émondeur ; Moi , seul , je languis , je soupire, Loin d'un ami... loin du bonheur.
Tu vas visiter sous le chaume , Le laboureur aimé des cieux ; Un champ compose son royaume, Mais il n'en est pas moins heurcu».
Il possède ce qu'il (h'sirc, Santé (le corps et paix de cœur ; Moi seul , je languis , je soupire , Loin d'un ami.... loin du bonheur.
Avec la touchante infortune , Tu vas quelquefois t'affliger ; Loin que son aspect t'importune , Tu te plais à la soulager.
Pour elle ta bonté fait luire Un avenir consolateur ; Moi seul , je languis , je soupire , Loin d'un ami loin du bonheur.
Ah ! reviens un jour à la ville , Par ma voix laisse-toi toucher.
Dans tous le^ cœurs est ton asile j Quel mécliant pourrait t'approciicr?^ Reviens , depuis près d'une année , Je suis victime du mallieur ; Fais que je passe une journée , Près d'un ami. .. près du bonheur.
J. F. lioccHEr..