‹ Les loisirs d'un banniChapitre 5 sur 65 · LE RÉCIT · texte numérisé non relu

LE RÉCIT

Tel est à - peu - près le monologue ^que iMonsieur débitait en s'habillant; monologue qui n'en est pas un , si Ton veut, puisqu'il

phiqncs. Vers la tiii de 176Ô, il donna sa tragédie de IVarivick, qui établit Jout-à-fait sa célébrité. Celle production fut jouée devant Louis XV, qui voulut que son auteur iui fût présenté. Tiniotéon eu 176/1 , Pharainoncl en \'^Q5 , Gustave en 17ÎS3, ics Brames, en ijSô ne réussireni point au théâtre, malgré les beautés qu'on y Irouve. En 1773 , 1778 , 1781 , 178401 1786 parurent Menzicoff , les Barmccides, Jeanne de N aptes, Coriolan et Virginie, qui eurent un succès digne de son auteur. Il donna aussi en 1785 une autre tragédie, intitulée Phi' locthte. Eu 1770 [\ composa un drame en trois actes, qu'il nomma Métdnie ; mais elle ne fut représentée sur le théâtre qu'en 1793. Il m'est impossible de rapporter ici les nombreux écrits de ce citoyen célèbre; je ne puis terminer cette très-courte analyse qu'en disant que Laharpe, après avoir reçu un ordre qui l'exilait à vingt- cinq lieues de Paris, obtint la permission d'y rentrer, et qu'il y expira le 22 pluviôse an n ( 12 février 1793 ), dans sa soixantequatrième année. À I.

était souvent entremêlé des oui et des non , que les grandes vérités dont il se compose arrachaient à la servante , qui occupait la scène avec Monsieur et l'assistait dans sa toilette ; mais monologue parfait , à mon sens , puisqu'il n'y a de dialogue qu'entre gens qui se répondent , et que les monosyllabes delà servante n'étaient intercalés dans le discours de Monsieur que comme des virgules qui se placent dans nos phrases pour y marquer les repos sans en interrompre le sens.

Ce n'est , au reste, qu'avec timidité que je hasarde cette théorie , moi qui n'ai pas mission pour écrire ou parler sur les matières dramatiques. Je sais qu'on peut opposer des opinions d'un grand poids à la mienne; je sais qu'une des personnes les plus célèbres de notre âge n'a jamais donné que le nom de conversations aux monologues qu'elle débitait avec autant d'éclat que de facilité devant un ou plusieurs témoins,, dont pas un n'était interlocuteur. Quoi qu'il en soit, ma remarque subsiste, et je la publie à telle lin que de raison. Mais terminojis cette digression.

Monsieur j après s'ctrc habillé , résolut

d'aller consulter un de ses amis sur le choix du nom de son futur héritier. Cet ami, qui était de TAcadémie des Inscriptions , et trèssavant par conséquent, ne manquait cependant ni de sens ni d'esprit. Monsieur.... eut avec lui la conversation suivante :

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