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à l'abri des morsures des fourmis. Dès que vous rencontrez plusieurs de ces insectes marchant dans le même sens suivant un chemin tracé, vous n'avez qu'à les suivre, ils vous mèneront sûrement à la fourmilière, et vous ne tarderez pas à voir se dresser devant vos yeux un de ces monticules formés de brindilles dont quelques-uns atteignent 1 mètre de hauteur: édifice surprenant lorsqu'on considère la taille de ses architectes.
Vous écartez le sommet de la fourmilière pour mettre à découvert les larves et les cocons, et vous y plongez votre pelle de manière à en enlever le plus possible en deux ou trois pelletées que vous jetez au fond du sac. Il faut procéder rapidement, et il est inutile de revenir à la charge, car les fourmis, aussi alertes qu'intelligentes, ne se sont pas plutôt rendu compte du danger, qu’elles emportent leurs chers nourrissons au fin fond de leurs demeures. 1l est d’ailleurs prudent de ne pas rester trop longtemps près de la fourmilière dévastée ; les pauvres bestioles, ivres de fureur, ne tarderaient pas à se venger.
Cela fait, on cherche une autre fourmilière et l’on agit de même, en ayant soin chaque fois de bien refermer le sac. Lorsque celui-ci est suffisamment garni, il s’agit de trier les œufs, c’est-à-dire de les débarrasser des détritus et des fourmis que l’on a enlevés en même temps.On emploie pour cela diverses méthodes: les uns tamisent le tout sur place, au-dessus d’une serviette sur laquelle tombent les larves et les nymphes,
puis rejettent les débris au pied de la fourmilière ; mais un grand nombre de fourmis tombent également sur la serviette, et leur premier soin est de s'emparer chacune d’un cocon pour le reporter à la nourricerie. Une autre méthode plus ingénieuse consiste à former un cercle avec des pots à fleurs couchés les uns à côté des autres, l’ouverture tournée vers le centre, dans un endroit découvert exposé au soleil. On vide le sac au milieu du cercle, et après un court moment d’hésitation, pendant lequel les fourmis s’agitent dans tous les sens pour se reconnaître, elles ne songent plus qu’à sauver leurs larves des ardeurs du soleil, et ; les voilà toutes qui, saisissant une coque entre leurs | mandibules, se dirigent vers les pots pour les mettre Ç à l'abri. Arrêtées dans le fond, elles y déposent leur 4 précieux fardeau pour retourner bien vite en chercher 4 un autre. Les coques s’empilent bientôt dans les pots + dégagées de tous matériaux, et ressemblent à de pe- 4 tits tas de riz que l’on vide dans le sac à mesure qu'ils s’emplissent.
Aussitôt rentré de son excursion, il faut descendre le sac d'œufs de fourmi à la cave ou dans un lieu 4 frais ; car, s’il restait exposé à la chaleur, l’éclosion aurait lieu rapidement et l’on retrouverait une masse grouillante de fourmis en place des nymphes que l’on y avait mises.
Les faisandeaux et les perdreaux sont d’ailleurs friands de toutes sortes d'insectes ; les blattes, les grillons, les criquets, les petits hannetons des blés,
dit. ètre LE
les sauterelles, sont pour eux un vrai régal, et rien n’est plus facile que de s’en procurer des quantités, en fauchant les herbes et les prés avec un filet en canevas emmanché au bout d’une canne. Ce genre de sport, qui n’a en lui-même rien de désagréable, est mênfe une distraction de plus à ajouter à vos occupations champêtres.
Quand les faisandeaux sont destinés au repeuplement dans une forêt ou dans un parc, on les habitue à la liberté en les transportant dans une boite, au milieu d’un massif, dès qu’ils ont une quinzaine de jours, Une porte pratiquée sur l’un des côtés leur permet d'aller et venir librement, et, dès qu'ils le peuvent, ils volent au dehors. La première condition pour conserver le faisan dans un bois est de détruire les animaux nuisibles qui font la guerre aux couvées, les renards, lès fouines, les putois, les éperviers, les buses, les pies et même les corbeaux.
Un excellent moyen pour conserver les faisans élevés dans un bois et même pour attirer ceux des forêts voisines consiste à jeter, principalement en hiver, dans les clairières, des bottes de blé et de sarrasin avec leurs épis, ou simplement du sarrasin, du chènevis et du mare de raisin.
L'élevage des perdrix se fait à peu près de la même manière que celui des faisans. On l’entreprend généralement en faisant couver les œufs trouvés dans les champs au moment de la fauchaison des prairies artificielles, par une pete poule Bantam, la perdrix ne
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couvant jamais en captivité. Au point de vue de la chasse de ces excellents gibiers et des cailles, dont les arrivages en France ont lieu aux mois d'avril et de mai, nous en reparlerons lorsque la chasse sera ouverte, de crainte de contravention.