‹ Les Lolos ...: État actuel de la questionChapitre 2 sur 10 · LB8 L0L · texte numérisé non relu

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que sur le territoire de la préfectnre de E'iu-tsing fou. On les appelle aassî Pa Lo-los iH^J|^« ils demeurent dans les vallées plates et y cultivent des champs humides (rizières). Ces champs sont très étendus, les gens du pays les appellent Haï (mer) et aussi Pa. Telle est l'origine du nom de ces Lolos» ^).

Les Kan Lo-los ou Lolos secs, dans les préfectures de Yun-nan, K*iu-tsiDg et Tong-tch'ouen fou; ce nom de Lo'-los iecs leur viendrait de ce qu'ils habitent dans les montagnes ^).

Voici une explication d'un autre nom de ces Lolos au Tong-king:

«Les Kan îolo ( Sf| ) qui se traduit par Lolo secs, s'écrit dans le Haut

Tong-King ;g(* 55 jjM ^GS, ce qui signifie coupeurs de têtes. Voici l'explication de cette appellation: les Lolos noirs enterrent leurs morts dans le hameau, à proximité des maisons, ils mettent un bambou dans la terre, une extrémité touchant le cadavre, et lorsqu'on approchant leur nez du bambou ils ne perçoivent plus aucune odeur, ils déten'ent le cadavre et vont enterrer les ossements dans la montagne. Leurs voisins prétendent qu'à ce moment ils prennent les os de la tète, les placent dans un panier et les suspendent à proximité de leur case, pour ne pas perdre le souvenir de leurs parents. La coutume n'a rien d'extraordinaire, et on la trouve dans certaines iles de l'Indonésie, mais les Lolos eux-mêmes soutiennent que cette allégation est un mensonge. Peut-être que sous la pression des idées chinoises, qui tiennent cela pour un horrible sacrilège, ont-ils perdu cette coutume» ').

De?éria a eu le soin de reproduire les figures de l'ouvrage chinois; j'ai donné dans mon édition de Yule's Marco Polo^ II, p. 61 et p. 62, le Lolo noir et le Lolo blanc; aucune de ces figures, pas plus que celles de la Top(^raphie du Yun-nan, ne représente la coiffure avec une corne si caractéristique des Lolos et que l'on

retrouvera dans la planche p. 125 de Marco Polo tirée d'un ouvrage

chinois sur les tribus aborigànes appartenant au Dr. William Lockhart.

1) Devéria, p. 167.

2) md., p. 161.

8) BonifÎMy, p. 824.

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A piopoB de la première brochure du P. Yial citée plus loin, Devéria donna an Journal Aiiatique un article dans lequel aprda a?oir cité PlayfiEdr et ce qu'il dit de Tchou Eo-leang, il ajoute:

«Au VI* giècle, les Lolos se divisaient en Tsouan blancs ou ooddeniaux (Pe-man) et en Tsouan noirs ou orientaux (Ourman). Leurs chefs se disaient lastts d'un certain Tsouan-tsan, né sur le territoire qu'occupe actuellement la province du Chan-si. Tsouan-tsan avait d'abord gouverné pour la Chine le territoire préfectoral désigné aujourd'hui sous le nom de K'iu-tsing fou au Yunnan; puis, ayant profité des troubles de l'empire, il s'était rendu indépendant vers l'an 550 et s'était assuré la soumission des indigènes sur une étendue de miUe li. Le territoire dont il était ainsi devenu maître devait comprendre une partie des provinces du Se-tch'ouan, du Kouei-tcheou et du Yun-nan. Lee Tsouan reconnurent successivement la suzeraineté de la Chine, celle du royaume de Nan-tchao et celle des Tibétains. Pendant de longues générations, les Tsouan noirs ou orientaux ont mêlé leur race avec celle des Nan-tchao; ils comptaient sept tribus parmi lesquelles celle de Kiong XD '^^ ^^^^ 1^ Tcha k'o ^) ou chef se donnait, au X® siècle, le titre de chef souverain de tous les barbares méridionaux (Afan) des deux versants des montagnes de Kiong et du midi de la rivière Ta ton ho (alias rivière T^ong)^ un des affluents de la rivière Jtftn, qui se jette elle-même dans le Yang-tseu à son passage dans la province du Se-tch*ouan.

«Les Lolos fixent le commencement du printemps à la seconde lune; ils croient aux esprits, ils honorent les magiciens; dans leurs superstitions, ils invoquent l'un d'eux qu'ils nomment Ta Hih-po (le grand Hih-po); on l'appelle aussi Pal-ma ou Pe-ma; les Lolos ont des livres d'une écriture qu'eux seuls peuvent lire.

«Les Tsouan du royaume de Ta-H -^r 3|| ont conservé l'usage des ca*>

ractères tsouan. C'est Â-bhi (ou Avi) Gf |l|^, descendant d'un chef de la tribu de Na-Keou j^ VJ^ du département de Ma-long dans le Yun-nan, qui en est l'auteur. A-bhi se tint caché dans une caverne pour faire des caractères tsouan; ces caractèi*es ressemblent aux anciens caractères chinois appelés Koieou (en forme de têtards). C'est après trois ans (de retraite) qu'il produisit un syllabaire de mille huit cent quarante signes qui constituèrent l'écriture appelée Wei-chou jfô ^ (c'est-à-dire écriture bonne, correcte). Les Tsouan s'en servent encore aujourd'hui. Telles «ont les données que nous fournissent les auteurs chinois».

1) les Lohs si Us Muuhtss, Paris, 1891, iii-8, pp. 18.

8) ]Ë[[ TQ * N prononce aoasi Tnm-k'o', c'est on titre et non pas an nom propre. (D.)

607 LI8 loiios. IS

M. Camille Saixsoh a tradait Thistoire de Tancien royaiime de Canfllt

SttUOB

Nan-tchao au Tan-naa l^M^ A Nan-tchao Te-che; le chap. lY ^^ du livre II renfemie soixante articles sor les di£fiireiites espdces de barbares indigènes de ce pays; nons en tirons ce qui est relatif aux Lo-los ^).

Kouo-lo fJKIS.

Ce sont les barbares T/auan^ descendants de Lou-Um j^ j^ . C'est de ce dernier nom qae, par corroption, est venu le mot Kooo-lo. Pour eux, le printemps commence à la 5* lune. Ils croient aux esprits et honorent les sor^ ciers. Parmi ces sorciers, il j a le grand ITi-p^auo -4^ t^ ^^jf^» ^ rendent un culte à l'image d*un cheTal blanc Pour consulter les sorts, ils se senrent de deux fémurs de coq. Ces os ont de très fines ouvertures, où ils enfoncent de minces chevilles de bambou; d*apràs l'examen du nombre et de la disporâtion de ces chevilles, ils prédisent le bonheur on le malheur. Ches ces tribus, la femme d'un chef s'appelle ^nai-to jS^ d& » et un vaillant guerrier •tsHu-k'o "ff 1P^ *• Chaque année, le 24* jour de la 7* lune s'appelle «fête des torches

4^ iQ fflf >. Les Kouo-lo allument, ce jour-là, des torches de sapin pour illuminer leurs villages et leurs cabanes des champs. Les hommes portent un chignon en forme de marteau; ils ont des boucles d'oreilles à franges de métal pendantes et un sabre à la ceinture. Les femmes portent les cheveux épars, une veste courte et une jupe cylindrique, avec une peau de mouton étendue sur les épaules.

Kono-lo Blancs ^ |J| ||| .

On les appelle aussi Sa-montou JA iS| 1^^ • ^ ^^^ ^^ Ts'ouan occidentaux ou Man blancs. Ils savent lire et écrire et leur langage est clair et commode. Us ont beaucoup de ressemblance avec les Chinois. Quand ils visitent un notable ou un chef, ils se mettent une peau de mouton sur les épaules; c'est pourquoi les femmes qui se marient apportent une peau de mouton. Ils portent une veste courte, des souliers de peau, et, suspendue sur la poitrine, une bourse brodée. Les femmes ont une veste brodée et une jupe cylindrique. Elles se couvrent la tète de toile noire, qu'elles ornent de coquilles marines et de grelots d'étain.

1) Parii» Bmest Leroux, MDCGCCIV, in-S, pigw 165—170.

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Kouo-lo Noir, MIJRIS-

Ce sont les Ts'ouan orientaux ou Man noirs ^|^ j^. Dans leurs prières ils se servent de sonnettes. Pour consulter les sorts, ils se servent d'herbe. Les hommes retroussent leurs cheveux et se percent les oreilles. Ils portent sur les épaules un tapis de feutre et, à la ceintura, un sabra. Chez eux, les femmes sont tenues en grande estime. Elles ont une veste qui enveloppe la tète. Cette veste a un collet carré ayant la forme du caractère tsing dll ; elle n'a pas de ceinture, mais de la tète pend à terra une traîne de plus d'un pied de long. Elles se couvrant les épaules d'une peau de mouton noir et s'ornent de gralots.

Kouo-lo Secê ^^JH^.

Ce nom leur vient de ce qu'ils habitent les montagnes. Toutes les fois qu'ils mangent, ils plantent des bâtonnets dans leur riz. Ils s'agenouillent et saluent, les regards tournés vers le del pour le remercier de les avoir cr^és. Us estiment la bravoura et aiment à se battra. S'ils tuent un homme, ils payent la compensation de ce meurtre avec des choses de valeur, des habits et des ornements. Ils sont semblables aux Rouo-lo noirs. Les femmes se suspendent au cou un panier rempli de laine de mouton et, soit en marahe, soit au repos, elles filent cette laine pour en &ire du fil [afin de tisser des étoffes de laine].

Kouo'lo Maritimes |^^J|^*

On les appelle aussi Pakouo-lo ;|S iSL ^|9[ . Ces noms leur viennent de ce qu'ils cultivent les champs inondables. En effet, ces indigènes appellent l'eau hai ^ift et les plaines cultivées pa jSÊ. Leui*s demeures sont petites et en bois brut. Us savent lire. Leurs habits et ornements sont ceux des Chinois. Ceux de leurs femmes sont comme ceux des femmes des Kouo-lo blancs.

Miao Kouo-lo itP^^^.

Ce sont les descendants de différents che& indigènes connus sous les dénominations de ying tcKang ^ ^ , houan-nou ^ 'j^ , houo-Veou^ J^ g|[ , etc. Les hommes retroussent leurs cheveux et se percent les oreilles. Les femmes ont une jupe cylindrique et pas de culottes. Elles s'habillent d'une tunique qui couvre la tète, qui devant laisse la poitrine à découvert et derrière pend en longue traîne jusqu'à terre. Le bord de leurs habits est festonné en forme de langues de feu irrégulières comme l'extrémité des étendards. Les indigènes habitent des maisons de chaume. Dans la pièce du milieu, ils font un brasero,

autour duquel ils couchent pèle-mèle, père et fils, mèra et filles. U y en a une espèce qui porte des coiffures en plumes de pie et qu'on appelle Kouo-lo-man ^ffl ^^ i^. Une autre espèce s'enveloppe les jambes de toile blanche; on l'appelle Kouo-lo aux jambes blanches ^ MU ^B ji^ .

Ko Kouo-lo :g|j||i.

On les appelle aussi Kouo-lo à grosse tête -tr WSij&iSSt* ^^ hommes s'enveloppent les cheveux d'une pièce de toile noire de plus d'un tchang, ce qui leur fait la tête si grosse. Les femmes portent une coiffure formant couronne faite de toile et de fds de couleur. Dans les mariages, ils vont à pied. Les femmes maiiées cèdent le pas à l'aîné des oncles paternels de leur mari, mais non à son père. Ils ont des casques, portent cuirasse, montent à cheval et ont un sabre «passé à la ceinture; car ils vivent de brigandage. Cependant, dans l'intérieur familial, ils ont des marques de respect, des façons de &ire honneur selon le rang de l'individu. Ils prennent leurs repas en commun et emploient l'agenouillement comme marque de respect.

A-tcho Kouo-lo m^^%m-

Hommes et femmes, ils portent des boucles aux orailles et des bracelets aux poignets. Ds s'habillent d'une veste et de culottes courtes, avec une peau de mouton jetée sur les épaules.* Dans les mariages, le gendre vient en personne cheixher sa fiancée, la prend sur ses épaules et s'en retourne.

A'wou Kouo'lo ^ ^1^ IJI ^ .

Us sont d'un naturel fourbe, aiment la chasse et élèvent beaucoup de bœufe et de moutons. Dans chacun de leurs villages, ils construisent une maison officielle, où ils se réunissent pour les mariages. Les hommes portent une courte veste et les femmes une longue tunique. Tous ont un turban et se percent les oreilles. Dans leurs sorties, ils portent le sabre et l'arbalète.

Lou-wou Kouo-lo ^ ^ ^^ ^j^ .

Ils tirent leurs moyens d'existence du labourage et de la chasse à l'arc. Les hommes portent une courte veste et des chaussures en bois. Les femmes ont une longue jupe et marchent pieds nus.

Sa-mi Kouo-lo ^^^^m-

Ceux d'entre eux qui habitent dans les montages en labourent les terres arides et portent du bois de chauffage; ceux qui sont sur le bord des eaux se

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livrent à la pêche pour pourvoir à leur entretien. Ils ont le visage extrêmement brun. Les hommes retroussent leurs cheveux pour en faire un noeud. Us possèdent des couvertures et des tapis d*une étoffe grossière faite de poil et portent un sabre court à la ceintura. Les femmes portent sur les épaules un morceau de toile noire. Elles ont une jupe courte non doublée et des pantalons longs. — Il existe encore des espèces de Kouo-lo appelés Lou-wou â JT, Laourvxm

^1^, Sarwan ^ ^, Cha^i ^ ^, A-ho ^ ^, A-hi J^lf ^, etc. Leurs habits, leurs ornements, leurs coutumes ressemblent, en général, à ceux des Sa-mi.

Lao'wou Kouo'lo ^4$^iR^liBI'

Ce sont les mêmes que les Lo-wou SE ^L ; on les appelle encore Lo-vxm j^ -^ et Lo-wou jS |i^« Le£ hommes retroussent leui*s cheveux et se percent les oreilles. Us portent une pièce de feutre sur les épaules et un sabre à la ceinture. Us ont des vêtements en toile faite avec Therbe appelée houo-Wao, jf^ ^ . Les femmes disposent leurs cheveux en tresses, qui pendent sur les épaules. Elles emploient comme ornement des coquilles marines et la pieiTe précieuse appelée tch'o-k'iu iA ^flS. Elles portent une jupe en toile de hono-ts*ao. Ces indigènes n'ont ni lits, ni rideaux, ni couvertures, ni matelas; ils se bornent à entasser par terre en désordre des aiguilles de pin et couchent dessus.

Pays des Lolos.

«Le pays occupé par les Lolos indépendante, superficie d^environ 11.000 milles carrés, écrit Baber, p. 67, est appelé, avec beaucoup de frontière contestable, Leang chan on Ta Leang chan (Montf^nes des grands sommets) 0, désignation qui ne s'applique pas à uu pic ou à des pics particuliers, ou à une chaine spéciale, mais d^gne toute la r^ou Lolo, district entièrement montagneux, et renfermant quelques sommets qui dépassent la limite des neiges éternelles».

Devéria {Frontière aino^annamite^ p. 147, note) donne Fétendue suiyante à cette contrée: «Le massif de Ta Leang chan se trouve compris entre la rivière T*ong (ou Ta^tou ho) au nord, la préfecture

1) Baber, saivi par la Mistiom IfomuMe, p. 874, se trompe sur la signification de Ta iMutg eÂan y^ ^^ |J^ qoi ?eat dire «Grandea Montagnes froides».

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de Yne-hi et celle de Ning-ynan avec la riTidre Ya-long à Tonest; Houei-li tclieoa an sud, le BQn-cha kiang (ou haut Yang t8eo) et Lei-po ting à Test, la rivière Min an nord-ouest. Seuls habitants de ce massif montagneux qui semble leur principal centre, les Lolos forment donc, depuis des siècles, en plein territoire du Céleste Empire une enclave jusqu'ici inaccessible aux Chinois. Les Lolos du Yun-nan ne sont probablement que des émigrés de Ta Leang chan».

y^eVanlMm

M. le Vicomte de Yaulssrrb a acheté le 16 août 1898 à E'iao- 1898 kia t'ing S^ ^ J||| ou Mi lien pa, au Yun-nan, une carte chinoise du Ta Leang Chan, au sud de P'ing-chan bien ^ |Jj t Ma-pien ^'^^g iS§ ^ ^t 0-pien t*ing ||^ j^ ; à l'est, le Ein-cha kiang ^ ^ ÎL depuis P*ing-chan jusqu'à E*iao-kia t*ing. Au centre se trouve le plateau central d'où descendent pour se jeter dans le Ein-cha kiang les deux cours d'eau le E'iao Eio Leang Ho et le San ton Ho (rivièredes trois bacs) ; au nord-ouest du plateau se trouve la grande Montagne de la Tête du Dragon (Loung t'eou ta chan ^^ H^ >^ lU ) V^^ ^ de 8800 à 4000 mètres; c'est, dit Baber ^) «le nom d'une ligue de précipices qui termine un haut plateau plus au nord sur lequel la

neige s'étend pendant huit mois. il ne peut avoir beaucoup

moins de 12000 pieds an-dessus de la m^er». De la Tête du Dri^on, coule vers le Ein cha kiang le Afei hou siao Ho ^ '^ /J\ f^ (rivières des Belles Filles); entre ce cours d'eau et le E'iao Eio Leang Ho, entre le plateau central et la Montagne des Grands -Éléphants (Ta siang chan ^ ^ |Jj ) qui s'élève au-dessus du Ein-cha kiang, est situé Charma j^ )^ avec son T'ou-se ^ €) , pays de barbares qui, à certaines époques indéterminées, passent le Fleuve Bleu pour brûler, tuer et faire des captifs; de l'autre côté du fleuve se trouve Houang p'ing tch'ang ^ )^ ^ , en fj&ce d'un bac; il y a des mihes de cuivre entre le E'iao-Eio Leang Ho, la résidence du T^ou'-se de Si-lo et un autre

1) II. c, p. 128.

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Tousse admia à la Oour impériale. Le grand plateaa porte la l^ende Boirante :

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