‹ Les Lombards en France et à Paris (volume 2)Chapitre 6 sur 52 · PREFACE. V · texte numérisé non relu

PREFACE. V

Lombards installés en France sans esprit de retour ; la meilleure preuve en est que généralement ils n'amenaient même pas chez nous leurs familles. Nous ferons remarquer, par exemple, combien peu nombreuses furent les familles qui s'établirent définitivement en France. Pour quelques Cassinel, quelques Accorre, quelques Chauchat, combien en voyons-nous s'en retourner en Italie, emportant le gain de leurs spéculations, la plupart du temps heureuses.

Il nous parut dès lors impossible de ne pas retrouver sur eux des détails complémentaires dans les publications italiennes.

Notre espérance ne fut pas déçue; au contraire, les documents italiens, à en juger par ceux qui ont été publiés jusqu'ici, doivent être beaucoup plus nombreux que ceux que nous possédons aujourd'hui. Nous ne parlons pas, bien entendu, des travaux des Muratori, ni des Patrle Monumenta, mais des publications récentes, des revues, des journaux historiques.

Déjà, en 185 1, M. Paul-Émile Giudici avait tiré de l'oubli deux lettres des Cerchi, datées de 1290 et 1291, et qui sont d'une importance capitale pour le sujet qui nous occupe; plus tard, vers 1868, M. le Com. Peruzzi publiait une histoire spéciale des banquiers de Florence, dans laquelle il offrait à ses compatriotes des documents qui n'intéressent pas moins l'Italie que la France et que lui seul pouvait connaître, puisqu'il les trouvait dans les archives de sa famille; plus récemment, en 187 1, M. Cesare Paoli découvrait d'autres pièces infiniment précieuses; nous voulons parler des lettres siennoises des Toloméi qui remontent à l'année 1253.

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