‹ Les Lombards en France et à ParisChapitre 2 sur 38 · II PRÉFACE · texte numérisé non relu

II PRÉFACE

on se irouvait sur la façon d'estamper avec un poinçon et un marteau toutes ces figures bizarres, ces rosettes, ces besants que nous présentent les jetons? Faut-il en chercher la cause ailleurs? Toujours est-il que ces marques n'étaient probablement pas destinées aux mêmes usages; malheureusement il ne nous reste aucun document nous permettant d'affirmer que ces marques, mises par les prêteurs italiens au dos de leurs billets, se retrouvaient sur les ballots de marchandises ou sur les tonneaux ou les sacs renfermant les objets appartenant à telle ou telle de leurs compagnies.

Peut-être est-il réservé à l'érudition , mise en éveil par ces observations que nous croyons nouvelles, de découvrir dans l'avenir quelque rapport entre elles.

Sans nous prononcer d'une façon affirmative, nous sommes cependant porté à croire que les jetons n'ont fait que reproduire les marques ou les initiales des différentes compagnies ou des différents prêteurs.

Certains auteurs avancent que ces marques, ou plutôt celles qu'on rencontre sur les jetons, offraient quelque ressemblance avec les filigranes des papiers ilalieus; nous dirons que nos marques ne présentent aucune analogie avec les filigranes des papiers fraiiçais^'K

(i) Cf. MiDOUX E. et Mattos' A., Élude sur les filigranes des papiers employés ent'ratueaux xiv^ et xv* siècles. Paris, 1868, in-S".

On lit dans ce travail : « Les maîtres de chaque corps d'(itat avaient un sceau ou marque particulière qu'ils appliquaient sur leurs marchandises, pour faciliter le contrôle des personnes cliargées, soit par les communes, soit par

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