‹ Les Lombards en France et à ParisChapitre 3 sur 38 · PREFACE. III · texte numérisé non relu

PREFACE. III

Elles n'en présentent pas davantage avec les marques dont se servirent, longtemps après, certains corps de métier, notamment les imprimeurs; elles n'ont également rien de commun avec les figures inscrites sur certains tombeaux. On ne trouverait d'analogie sensible qu'avec les différents des monnaies de Florence et de Sienne que nous publions : ce qui, du reste, nous semble fort naturel. Une coïncidence due au hasard pourrait seule faire que d'autres marques ressemblassent à celles dont nous nous occupons. Nos marques se trouvent au dos de quittances, ou mieux d'obligations de chevaliers et d'écuyers français et étrangers, en un mot de Croisés, des 3", 5*^ et 6^ croisades, à des prêteurs itahens, dont les copies faites avec soin par M. Lacabane, forment les deux volumes des nouvelles acquisitions latines du Département des Manuscrits de la Bibliothèque Nationale, inscrits sous les numéros 1664 et 1665.

Personne jusqu'ici ne les ayant relevées, nous avons pensé que la comparaison qu'on en fera forcément avec les marques reproduites sur les jetons pourrait amener quelque jour des résultats inattendus, soit qu'on trouve des jetons avec des marques analogues, soit qu'on retrouve avec ces marques des noms de prêteurs inconnus ou même des propriétaires des jetons.

Pendant les époques dont nous nous occupons jusqu'ici, les Lombards n'avaient encore envahi ni la France, ni l'Angleterre ;

les marchands eux-mêmes, d'inspecter les produits. Cette distinction était de rigueur; celui qui oubliait de V enseigner s'exposait à une amende dont le maximum était fixé par des dispositions spéciales. Ces contrôleurs étaient désignés sous le nom ôiEsiuanh. » Nous donnons plus loin la signification et l'étymologie de ce norii.

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