‹ Les lorrains, vaudeville en un acteChapitre 4 sur 18 · GERMON , BERTIN · texte numérisé non relu

GERMON , BERTIN

BERTIN

Gomment , monsieur Germon , c'est vous ?

GERMON

Oui, rien n'iest tel que le coup-d'œil du maître... vous royez qu'on me prend pour mon homme d'affaires.,, et je veux m'assurer si ce qu'on m'a dit est vrai : il m'est revenu que deux fermiers , Nicolas Futé et Antoine Rousselet , en labourant leur champ , ont empiété sur une portion de terrain qui fait partie de mon héritage 5 on assure même , et voilà

le côlé plaisant de l'affaire, que de sillons en sillons, ils ont envahi le tout , el que maintenant ils se disputent à qui fera reculer l'autre.

BERTIN

Slt connais leurs prétentions; sachant que je suis chargé de lever pour le cadastre le plan de toutes les propriétés de cette commune, chacun d'eux est venu me prier en particulier , de mettre ce morceau de terre sous son nom. GERMON.

Je vois qu'on ne m'a pas trompé... mais personne ne me counaît ici , entrons pour nous concerter chez la mère Mathurine.

Air : Je regardais Madeli nette.

Puisque je suis homme d'affaires, Ecoutons d'abord leur moyen. Je veux contre ces deux compères Tâcher de défendre mon bien.

Des champs la bonne foi se vante , Mais la bonne foi maintenant, Bessemble partout à la rente, Elle suit le cours de l'argent.

ENSEMBLE

Puisque je suis homme d'affaires , etc.

BERTIN

On vous prend pour l'homme d'affaires , Ecoutons d'abord leur moyen.

Il faut contre ces deux compères , Ici défendre votre bien.

( Ils entrent dans lafetme.)

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