SCENE y
BOBINO , qui a vu Germon el Berlin entrer dans la ferme.
Le v^à qui entre avec Taulre chez la mère Mathurine . . . jarni ! la Journée a bien commencé pour moi, il faut encore qu'elle finisse mieux... Quand j' pense qu'en labourant ce morceau de terre que Futé et Rousselet se disputent , j'ai trouvé un magot qu'il y aurait d' quoi me rendre bel homme pour le restant de mes jours ! ! mais ça doit appartenir au propriétaire ... et puisque voilà son homme d'affaires , jVas me débarrasser tout de suite de cet argent-là; j'ai jamais eu tant de peur des voleurs que d'puis que j' l'ai . • . A propos d' ça , v'Ià Rousselet qui vient de ce côté.
(9) SCÈNK VI.
BOBIJNO, ROUSSELET.
ROUSSELET
Ah! dis donc , Bobino ! tu n'as pas vu Futé par ici ?
Non , monsieur Pvousselet, je u' Tai pas vu... vous allex donc plaider ensemble ?
ROUSSELET
Dame , la justice est pour tout le monde.
BOBINO
C'est Juste. . • mais on dit aussi qu'vous rMuquez Fanchetle , la fille de Mathurinç.
ROUSSELET
Qu'est-ce que ça tYait, à toi, Bobino ? J'espère que tO n'as pas d'prélenlions envers elle ^
BOBINO
Je sais bien que je suis sans prétentions], M. Piousselet.
ROUSSELET
As-tu vu monsieur Bertî]^ par ici?
BOBINO
Le monsieur du cadastre ? il est chez la mère Mathurina ; faut-il vous l'aller chercher ?
ROUSSELET
Non , non. . . j'attends Futé.
BOBINO
Vpus n'attendrez pas long-temps , car le v'ià.
ROUSSELET
C'est bon. . . laisse-nous. . . j'avons à causer.
J' m'en vas ! j'm'en vas î . . (à part.) Est-ce qu'ils s'douteraient d'ma trouvaille donc.f* j'aurai les yeux dessus eux.