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VIT

A l'horizon, vois tu, sur la mer orageuse

Ce vaisseau qui grandit, Approche, et puis roulant dans la vag'ue écumeuse,

Se relève et bondit ?

Il arrive ! vois- tu, sur ses plus hautes voiles , Flotter, dans un ciel pur.

Son large pavillon, étincelant d'étoiles Et de pourpre et d'azur ?

Phare mystérieux, il promène sur l'onde

Sa magique clarté ; Et dans son'vol rapide, en passant, jette au monde

Le mot de liberté !

Enfin, il touche au port, et sur ses vergues frêles,

Nos hardis matelots, Secouant des longs plis de ses humides ailes

La poussière'des flots,

Fixent avec amour ce sol de la patrie,

OiJ, bientôt sur leur cœur, ïls presseront un fils, une mère chérie,

Un* épouse, une sœur !

Ami, reprends ta lyre; Touche ses cordes d'or, Et dans un saint délire Fais les vibrer encor.

Ton pays te réclame, Poète, des accens Q,ui s'élèvent de l'ame.

Ainsi qu'un pur encens, Dont la blanchp fumée Au moment solennel.

Monte, arrive embaumée Aux pieds de l'Éternel !

A. J. CJiaiîOT.

lOFISIANAISE TREIZIE^IE.

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