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AU GÉNÉRAL JACKSON

Le 2i Septe-mbre 1839.

Ecoute!... c'est la voix du peuple qui t'appelle, • Du grand peuple, à l'enfant, qui déjà les épelle, Enseignant à peser les trois noms scintillants aui sont pour tous les rois comme un coup de tonnerre. Alors que ces vautours, aplatis dans leur aire, Entendent ces noms foudroyants!

Washington! Lafayeileîet Jackson! Q,ueile gldirf? Est celle qui soufflette et qui pàiii l'histoire De César, d'Alexandre, tide iXapoléon!

C'est que la liberté l'emporte "sur le glaive, Et que coiitre ses fils rien d'impur ne se lève Pour polluer leur écusson.

Toutsfo-is, vieux soldat, "une hurlante foule D'ennemis, à tes pieds, cOmme l'océan, roulel Mais sans la foudre au .ciel, l'Efigle serait banal : La haine fait encor que ton nom noustransporte ! C'est un ver distingué que l'appétit ne porte Q,ue dans la tombe d'Annibal !

" Viendras-tu?" Nous a^ons, vois-tu. soif de la vue Du héros qui surgit dans La foudre imprévue,. Pour saisir l'étendard, et iious dire": En avant! " Nous voulons tous revoir cette tète blanchie" Par laquelle Orléans fut si tôt affranchie Du boa, sur ses pieds, bavant;

Car " ce n'est .pas le fer qui gagne les batailles : '* Le glaive n'est fécond qu'en vaines funérailles. C'est Minerve qu'il faut louer, et non Pallas. Du chef qui nous guidait, n'est-ce pas la prudence Qui, méditant l'assaut, a dit à la vaillance : C'est là qu'il faut lever ton bras^.

Tu viendras ! car le ciel, pour la grande journée Q,ui doit voir la Cité par ton aspect ornée.

A conservé vivanis des apprêts éclatants: Si la mort t'enleva d'armes quelques vieux frères, Du GLORiELx JANVIER, sou^ DOS jeunes bannières, Brillent encor des combattants!

Çtue le premier d'entre enx qui ta forte main serre. Soit Davezac! sais-tu quelqup ami plus sincère? Côte à côte avec toi, qui s'est montré plus grand, Alçrs qu'aux raille éclairs de ta magique épée. Albion pâlissait côrnrae 1,'heVbe. coupée Gla'emporte avec lui le torrent!

Tu viendras ! car sans toi point de guerrière fête; Car sans toi seraient sourds le cri de la trompette. Le profond grondement du canon, -du tambour. Et le hennissement du coursier, que morcelle La dent de l'éperon, et dont le sang ruisselle, Pour iriser le plus grand jour!

Tu viei\dras ! pourquoi non? Partout ou ton char file. Je veux par nos houras voir tomber la voix vile Des ingrats appelant la mort de-Phocion, Ou le bannissement d'Aristide ou Camille! Je veux revoir ton front quand la poudre"pétillc, -■ Avant qu'il entre au Panthéon!

JO LES LOUISIANAISES.

LOUISÏANAISE qUATRIEME.

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