‹ Les louisianaisesChapitre 8 sur 25 · V. Hugo · texte numérisé non relu

V. Hugo

S'éclipse à ce chant immortel!

Et les Français ingrats ont oublié ton père?... Son front resplendissant n'est pas là sur la pierre,

duand Paris, par toi, touche au ciel !

Attends donc, pour trouver ta noble récompense, L'herbe haute, la mousse, et le croulant tombeau ! La couleuvre sifflant seule dans le silence,

Q,ue nous dépeignit ton pinceau. (2) Ce serpent ne sera plus l'envie, en sa rage.

Mordant le pilier du courage, (3)

Et bavant sur ton beau renom'.... Si quelque jour mugit ta magique bataille, (4) Avec les. plus grands noms, plus haut que la mitraille,

Tonnera ton sublime nom!

(2) En parlant du temps et de l'Arc de Triomphe :

C'est lui qui, pour corriger l'œuvre,

Mêle une vivante couleuvre

Aux nœuds d'une hydre de granit.

vV'hugo.**'

(3) L'Arc de Triomphe.

(4) Hugo s'adressant à l'Arc de Triomphe :

Si quelque être animé veille encor dans la plaine, Peut-être verra-t-il comme sous une haleine, Soudain un pâle éclair de ta tête jaillir, ■ Et la colonne au loin répondre et tressaillir! Et ses soldats de cuivre et tes soldats de pierre Ouvrir subitement leur pesante paupière!

Tous,'poûs*sànt au combat le cheval qui hennit. Le drapeau qui se gonfle, et le canon qui roule, A l'immense mêlée ils se rueront en foule!

LOUISIANAISE l^EUVIEME.

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