‹ Les Lusiades de L. de CamoensChapitre 33 sur 40 · CHANT PREMIER · texte numérisé non relu

CHANT PREMIER

(1) C'est le nom imposé par les anciens à Ceylan; on l'appelait également Salice , et plus anciennement encore Simondi. « Ce nom, dit un géographe moderne, lui venait probablement de » celui de Samandivc que, suivant l'un des quatre livres sacrés, » l'Inde avait porté avant Brahma. » Cette lie est située sous la pointe méridionale de l'Inde, en-deçà du Gange, dont elle est séparée par le détroit de Palk ; son étendue est de ",100 lieues carrées et sa population d'un million d'habitants au plus. Ceylan fut occupée pour la première fois en 1505 par les Portugais (Voy. H. Chauchard et Muntz). On a voulu aussi retrouver la Taprobane des anciens dans l'Ile de Sumatra, mais cette opinion est sans fondement; la première s'appuie du témoignage de Ptolémée.

(2) Voyez la Notice sur Gama. Le poète désigne ici Nuno Alvares Pereira, Egas Moniz et D. Fuas Roupinho.

Les douze d'Angleterre , nous les nommerons avec les vieux chroniqueurs dans l'ordre qui leur est assigné : Alvaro Gonçalvez surnommé le Magriço , fils du premier maréchal du royaume, et frère du premier comte de Marialva ; Alvaro de Almada , surnommé le jouteur ; Alvaro Mendes Cerveira , Alvaro Vaz de Almada, créé comte d'Avranches par Charles VII ; Joam Pereira Agostinho, neveu du célèbre connétable Nuno Alvares Pereira ; Lopo Fernandes Pacheco , Luiz Gonçalvez Malafaya, Martini Lopcs de Azevedo, Pedro Homcm da Costa» Iluy Gomes da Sylva , Ruy Mendes Cerveira , et enfin Sociro da Costa , qui donna son nom à un fleuve d'Afrique encore ainsi nommé aujourd'hui.

(ri) Bacchus, fils de Jupiter et de Sémélé, natt à Thèbes.

\OTES.

Sa mère périt foudroyée par les flèches ét incelantes de son amant, qu'elle avait voulu voir dans tout l'appareil de sa gloire. Bacchus aurait été anéanti avec elle, si Jupiter ne l'eût enfermé dans sa cuisse , où il resta pendant tout le temps qu'il fallait pour compléter les neuf mois d'une gestation régulière. Bacchus fut élevé par les nymphes; de leurs mains il passa dans celles des muses et de Silène. Parvenu à l'âge adulte, il partit pour l'Orient, résolu à porter dans ces contrées lointaines la civilisation et l'art de faire le vin. Suivi d'un cortège nombreux de divinités secondaires, accompagné de divers groupes, admis parmi les peuples de l'Asie- Mineure, il pénétra ainsi jusque dans les Indes, où il combattit et où il imposa sa loi. Dans la Symbolique de Creutzer, si habilement traduite par M. Guïgrilaùt, ofi trouvera tous les détails qui ft rapportent à ce mythe important.

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