CHANT SECOND
(1) Melinde, capitale du royaume de ce nom , située ù l'embouchure du Quilimancy. Cetle ville n'offre plus qu'une triste solitude.
(2) Troie ayant succombé, Ulysse erra*, comme on le sait, dix ans sur les mers. Après être resté sept ans dans l'Ile d'Ogygie , où il était retenu par Calypso, il put enfin remettre a la voile. Au bout de dix-neuf jours , il aperçut les montagnes des Phéacicns ; une tempête l'en éloigna, fracassa sou vaisseau, et il fut enfin jeté à l'embouchure d'une petite rivière où il passa la nuit au milieu des roseaux. Le lendemain Nausicaa, tille d'Alcinoùs, roi de la contrée, vint avec ses compagnes en ce lieu, et aperçut Ulysse nu et couvert de fange. Elle le conduisit à son père, qui accueillit l'étranger, donna des jeux en son honneur et enfin lui fournit les moyens de retourner à Ithaque.
Str. xlix. Ici il a bien fallu être littéral ; nous ferons seulement observer qu'au temps où .vivait Camoens on croyait encore à la coloration particulière de la mer ftouge. Le célèbre Jean de Castro, lorsqu'il entreprit son voyage dans ces contrées, était, comme on peut s'en assurer aisément, fort préoccupé de cette question. Voy. Roteiro da viagem dos Portuguezes ao Mar ro.ro, Paris, 1855. — Dans ce curieux ouvrage, publié par le docteur Nunes deCarvalho, on trouve les détails les plus précieux sur une période assez peu connue de l'histoire des découvertes.
Str. xcvti. Voyez pour tous les détails du costume portugais au quinzième siècle Pedro Buretto, manuscrit de la Bibliothèque Royale.
Str. xcix. Thauraas, père d'Iris.
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